
Brazzaville, 25 Oct (ACI) – Au total 2,9 millions de travailleurs meurent chaque année du fait des accidents et des maladies professionnelles avec plus de 360 millions d’accidents du travail non mortels, selon les récentes estimations du Bureau international travail (Bit).
Le spécialiste de la sécurité et santé au travail au sein de l’équipe d’appui au travail décent de l’Oit basé à Dakar, le Dr Joseph Dieuboué, a donné cette information, dans son allocution prononcée, à l’ouverture de l’atelier d’orientation et de lancement du processus d’élaboration du profil national de la sécurité et de la santé au travail du Congo, tenu du 24 au 25 octobre à Brazzaville.
A cette occasion, M. Dieuboué, a indiqué que tous ces accidents et maladies résultent des facteurs de risque pouvant pu être évités en développant des stratégies pour obtenir un milieu de travail sûr et salubre.
Au-delà des souffrances physique et moral des victimes, ces accidents et maladies constituent des pertes économiques représentant environ 4% du PIB au niveau mondial, a-t-il fait savoir.
Cependant, il a notifié que l’accessibilité aux conditions de travail décentes dans les pays en développement pose encore de nombreux problèmes dont ceux relatifs aux conditions de sécurité et de santé au travail pour les travailleurs exerçant dans presque tous les secteurs et dans l’économie informelle représentant plus de 80% de la population active.

Concernant la République du Congo, il a expliqué que le pays ne dispose pas encore d’une politique nationale et de programme national en matière de santé et la sécurité au travail, mais les questions d’améliorations de condition de travail font l’objet d’une attention croissante, à la fois de la part du gouvernement et des partenaires sociaux, dans le but d’assurer un environnement de travail sûr et sain pour tous les travailleurs, a-t-il rassuré.
C’est ainsi que le Congo a ratifié le 6 octobre 2023, la convention 155, sur la sécurité et la santé des travailleurs avec l’entré en vigueur le 26 octobre 2024, des dispositions engageant le pays à adopter une politique nationale assortie d’un programme ou d’un plan d’action nationale en sécurité et santé au travail.
Cette activité constitue une étape importante dans le processus d’engagement des mandats tripartites et de tous les acteurs du monde du travail dans une approche de gestion systématique, durable et progressif des questions de sécurité et santé au travail et d’amélioration continue du bien-être au travail, a-t-il soutenu.
Cet atelier placé sous l’autorité du ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, M. Firmin Ayessa, a été couplé au lancement de la mise en œuvre effective du Programme de promotion du travail décent de la République du Congo (Pptd) 2023-2026, dont la signature du mémorandum d’accord était signé le 26 octobre 2023, par le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso. (ACI/Blanchard Boté)




