BRAZZAVILLE, 13 MAI (ACI) – Le directeur général adjoint pour les relations extérieures à l’Unesco, M. Firmin Edouard Matoko, a sollicité, le 12 mai à Brazzaville, le soutien des autorités congolaises, pour son élection au poste de directeur général de cette institution onusienne.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse, il a indiqué que cette élection permettra de faire rayonner le Congo sur la scène internationale. En effet, cette échéance électorale, prévue en novembre prochain, met en lice trois candidats parmi lesquels l’Egyptien, Khaled El-Enany, ancien ministre du tourisme et de l’antiquité, la Mexicaine, Gabriela Ramos, candidat interne.
Après une brève présentation sur son parcours professionnel, il a relevé qu’«une élection n’est jamais perdue ni gagnée d’avance, mais elle est certainement gagnée d’avance si nous y mettons la foi, la conviction et les moyens nécessaires pour y parvenir». Pendant la campagne, le candidat va parcourir 58 Etats pour convaincre les électeurs du conseil exécutif dans les trois mois qui le sépare de l’élection, a précisé M. Matoko.
« Cette candidature a été en grande partie impulsée de l’intérieur par de nombreux collègues depuis plusieurs années, en raison de son expérience à l’Unesco, ce qui m’a permis à titre personnel de me conforter à l’idée que c’était un défi qu’on pouvait relever pour le pays », a-t-il dit.
Outre cette ambition, M. Matoko veut relever le défi pour toute l’Afrique. « Au-delà de ma propre candidature, c’est tout le continent africain qui sera honoré, après Marc Karambo, premier directeur général africain a occupé ce poste », a-t-il poursuivi.
A cette occasion, le haut fonctionnaire de l’Unesco a évoqué quelques piliers de sa politique. Il s’agira d’apporter des réformes nécessaires institutionnelles internes, de réformer l’Institution onusienne, en la mettant au service des Etats et de tous les réseaux académiques institutionnels travaillant avec l’Unesco.
De même, il prévoit de décentraliser le mandat de l’Unesco considéré comme le centre d’idées, le laboratoire, permettant de mener une réflexion profonde sur le système international. Il envisage aussi de rendre visible le talent des jeunes africains sur les Technologies de l’information et de la communication, car l’Afrique participe moins à la production mondiale de la recherche scientifique.
Par ailleurs, il s’est engagé à lancer un programme spécial dénommé «Femme pour la paix», un programme mis en œuvre en Afrique et au Congo.
Très jeune, M. Firmin Edouard Matoko a débuté sa carrière à l’Unesco. Actuellement, il est la 2e personnalité avec une expérience de 30 ans au sein de l’organisation. Il occupe le poste de directeur général adjoint pour les relations extérieures depuis 10 ans. Il a servi dans le monde entier, notamment en Amérique du sud, en Asie et en Afrique. (ACI/ Audrey Sounguika).

