Brazzaville, 18 Jan (ACI) – Un individu âgé de plus de 35 ans a été interpellé, le 15 janvier dernier à Owando, dans le département de la Cuvette, alors qu’il était en possession de deux pointes d’ivoire provenant d’un éléphanteau, une espèce protégée et en danger d’extinction au niveau mondial.
La gendarmerie de la Cuvette en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’économie forestière, avec l’assistance technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf), a appréhendé cet homme de nationalité congolaise en flagrant délit. Il avait l’intention de vendre ces pointes d’ivoire, en violation des lois régissant la faune et la flore dans le pays.
Selon des sources proches de l’enquête, le présumé trafiquant aurait rapporté ces ivoires de Ouesso, dans le département de la Sangha, jusqu’à Owando. Il les avait dissimulés dans un sac pour éviter les contrôles le long du trajet, mais cette stratégie ne lui a pas été profitable.
Il a été pris en flagrant délit de détention, de transport et de tentative de vente de deux petites pointes d’ivoire, issues d’un éléphanteau tué, et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« Le trafiquant présumé sera présenté au Procureur de la République, près le Tribunal de grande instance d’Owando et pourrait être placé en détention en attendant son procès », a déclaré sous couvert d’anonymat un gendarme en charge de l’affaire. L’individu reste pour l’heure en garde à vue à la Gendarmerie de la Cuvette et risque une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement, en plus d’une amende pouvant atteindre cinq millions de francs CFA, conformément à la législation en vigueur.
L’abattage des éléphanteaux et le trafic de leurs trophées sont des délits d’une gravité extrême, compte tenu de la rareté de cette espèce. L’arrestation de cet homme intervient un mois après celle d’un autre individu, le 29 novembre, dans la même localité, qui était en possession de trois petites pointes d’ivoires, représentant deux éléphanteaux tués. Le procès de cette affaire est actuellement en cours.
En République du Congo, « l’importation, l’exportation, la détention et le transit des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction », selon l’article 27 de la loi N°37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées,. (ACI/Blanchard Boté)

