Des habitants de Brazzaville ont invité l’Agence congolaise d’information à renforcer sa présence auprès du public, notamment sur les réseaux sociaux et sur le terrain, afin de l’éclairer sur ses missions, son rôle et fonctionnement ainsi que sur ses diverses publications sur la toile.
Interrogé à l’occasion d’un micro-trottoir réalisé en marge de la célébration de ses 65 ans d’existence, M. Totokani, un habitant de Brazzaville a indiqué avoir connu l’ACI à l’époque où ses publications papier étaient accessibles gratuitement.
Selon lui, avec l’essor des réseaux sociaux, l’Agence est devenue moins visible auprès du grand public. C’est pourquoi, il a suggéré de développer une stratégie de communication dynamique à travers les réseaux sociaux pour toucher davantage la couche juvénile.
Pour sa part, Mme Christine, une autre habitante ignore totalement l’existence de l’ACI. Elle a souhaité que, pour ses 65 ans d’existence, l’Agence renforce ses techniques de communication afin que son site et ses contenus soient visibles auprès des populations.
De son côté, M. Juslin a confié qu’il connaissait l’ACI uniquement de nom, sans savoir qu’il s’agissait de l’agence de presse nationale. Installé à Brazzaville depuis 2021, il a dit avoir découvert, à l’occasion de ce micro-trottoir, que l’institution célèbre cette année ses 65 ans d’existence.
A cet effet, il a exhorté les responsables de l’ACI à multiplier les descentes de proximité dans les marchés, les établissements scolaires et autres lieux publics pour sensibiliser les citoyens à la mission de l’Agence. Il a également recommandé une présence active sur les réseaux sociaux les plus fréquentés par les jeunes afin d’améliorer la visibilité de la structure de presse.
L’ACI encore méconnue au niveau de la couche juvénile
Des jeunes brazzavillois dont la tranche d’âge se situe entre 28 et 40 ans méconnaissent l’ACI. Dans quatre arrondissements interviewés, au moins 50 personnes n’ont jamais entendu, ni lu une information provenant de l’ACI. Par contre, les adultes de 45 ans et plus ont connu ACI. Malheureusement ils n’ont plus accès à nos bulletins, pensant que ACI n’existe plus. Ces derniers ont reconnu la crédibilité, la fiabilité et la véracité de l’information de l’ACI dans les années 90.
A ce sujet, ils s’interrogent où est parti l’ACI ? Elle publie sur quels genres de supports avec l’avènement du numérique. Certaines personnes ont fait savoir qu’elles ont choisi d’autres canaux pour s’informer, car l’abonnement de l’ACI est cher et ciblé.
Cette catégorie des personnes a souhaité que l’ACI mette son bulletin à la vue de tous pour une large visibilité, notamment à travers un support téléphonique dans les réseaux sociaux et les journaux pour que le monde y accède.
A cette occasion, elle a montré quelques exemplaires de bulletins qui ont fait l’objet de critique. Selon eux, il manque beaucoup de choses dans le bulletin de l’ACI, comme des publicités, enquêtes l’éditorial, le design.
Mettre l’accent sur les faits sociaux pour plus de visibilité
Cette couche sociale a suggéré de lire dans le bulletin de l’ACI, les faits sociaux lié au vol, accident, coupures d’électricité et d’eau ; les actes de société dans les écoles, marchés et quartiers, à travers WhatsApp, Facebook et Tik Tok réel, en quelques minutes. Certains jeunes docteurs ont expliqué que le sigle ACI veut dire Association de Couples de l’INSA. Apprendre que l’ACI est une Agence de presse, est nouveau pour eux.
Cependant, ils ont déploré que les informations diffusées par l’ACI ne soient diffusées que dans les sites au profit des institutions, mais n’atteignent pas les populations. «Comment nous allons accéder à ses informations, comment allons- nous savoir que le Congo a une Agence officielle de presse, comment parvenir à son bulletin, nous n’avons pas les moyens de nous abonner ; pourquoi ACI ne vend pas son bulletin sur le marché », se sont-ils interrogés.
Pour cette raison, plusieurs participants ont souligné la nécessité pour l’ACI de moderniser sa communication et de renforcer sa proximité avec les populations, afin de mieux faire connaître son rôle dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information au Congo.
Par Dessuze Florida Moussala, Aimable Sambad, Flora Service

