L’épouse du Chef de l’Etat congolais, Antoinette Sassou-N’Guesso, a souligné la nécessité de renforcer l’onde de féminisation diplomatique en voie de propagation, afin d’adoucir et de contenir les fréquents malheurs constatés pendant les périodes troubles dans le monde.
« En République du Congo, au moins sept femmes ont le statut d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de leur pays. Le système des Nations unies n’est pas en reste, et compte plusieurs femmes dirigeantes au sein de ces agences onusiennes », s’est-elle réjouie, prélude à la célébration de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie.
Rendant hommage à la mémoire de Li Yan, ancienne ambassadrice de la République populaire de Chine au Congo, trop tôt disparue, l’épouse du Chef de l’Etat a évoqué les combats menés par les femmes diplomates, leur rôle et place dans la conduite des affaires au monde.

Un engagement remarquable dans le règlement des conflits
A cet effet, la première dame du Congo a rappelé des missions qu’elle a initiées en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo (Rdc), alors en proie à des conflits armés, pour prendre les avis des femmes de tous les bords aux fins d’atteindre les objectifs de paix durable.
« Cette notion de diplomatie civile et humanitaire, je l’ai aussi éprouvée en 2000 dans mon propre pays qui connaissait des troubles politiques, en mettant en place le “train de la paix et de la solidarité’’ », a-t-elle évoqué, relevant que cette initiative a porté le message de paix, de la femme congolaise aux populations victimes de ce conflit.
Le combat de l’épouse du Chef de l’Etat congolais s’est élargi sur bien d’autres domaines, dont celui de la santé. Aux côtés de l’ancienne première dame du Sénégal, Viviane Wade, elle a mené un combat acharné à travers tous les continents, pour sortir de l’anonymat, la drépanocytose, première maladie génétique au monde.
Selon elle, une des phases importantes de ce combat a été l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies, le 22 décembre 2008, de la Résolution A/63/237, faisant de la drépanocytose un problème de santé publique, et instituant le 19 juin de chaque année, la Journée internationale de sensibilisation à la drépanocytose.
En rappel, les prescrits de la résolution 1325, adopté le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies, consacrait l’implication des femmes dans les organismes de gestion des conflits et de mise en œuvre des processus de retour à la paix. En s’appuyant sur ladite résolution, la première dame du Congo a présidé la Mission de paix des premières dames d’Afrique (Mipreda) de 2006 à 2008. Dans ce même cadre, elle a lancé le concept de ‘’diplomatie civile et humanitaire’’.
Par la rédaction

