Dans une interview exclusive accordée à l’Agence congolaise d’information (ACI), le 7 février par visio-conférence, le président du Parlement africain de la jeunesse du Royaume de Kush, Agbegnigan Yaovi, a affirmé l’ambition de cette Assemblée de replacer la couche juvénile au cœur de la gouvernance continentale. Le président dudit Parlement a saisi également cette occasion pour aborder diverses problématiques liées à l’organisation, dont la gouvernance, l’apport des jeunes dans le processus de développement du continent, et les conditions d’adhésion à cette Assemblée.
Vous êtes le président du Parlement africain de la jeunesse du Royaume de Kush, pouvez-vous nous présenter cette Assemblée de façon détaillée ?
Le Parlement africain de la jeunesse du Royaume de Kush est une institution panafricaine de réflexion, de proposition et d’action, créée par et pour la jeunesse africaine et afrodescendante. Il se veut un espace structuré où les jeunes peuvent débattre des grands enjeux du continent, formuler des propositions concrètes et participer activement à la construction d’une Afrique souveraine et unie.
Ce Parlement s’inscrit dans la vision des États-Unis d’Afrique et repose sur une approche inclusive, transnationale et panafricaine. Il rassemble des jeunes leaders issus de différents pays d’Afrique et de la diaspora, engagés dans les domaines politique, économique, social, culturel et diplomatique.
Quel est l’objectif de ce Parlement ? En quoi le Royaume de Kush est-il bénéfique pour la jeunesse africaine ?
Le Parlement a pour ambition de replacer la jeunesse au cœur de la gouvernance africaine, afin qu’elle soit capable d’influencer les orientations stratégiques du continent. Nous voulons passer d’une jeunesse spectatrice à une jeunesse actrice, forte en proposition.
Le Royaume de Kush représente un cadre symbolique, historique et stratégique. Il permet de reconnecter la jeunesse africaine à la grandeur de ses civilisations anciennes tout en projetant cette mémoire vers l’avenir. Il ne s’agit pas d’un retour nostalgique, mais d’une démarche de reconstruction identitaire et politique. Le Royaume de Kush offre à la jeunesse une vision, mais surtout une plateforme institutionnelle où elle peut s’exprimer librement.
Qu’est-ce qu’on peut retenir de la structuration administrative de ce Parlement ? Et quels en sont les critères d’adhésion ?
Le Parlement est structuré de manière rigoureuse afin de garantir sa crédibilité et son efficacité. Il comprend notamment une présidence, un bureau exécutif, des commissions thématiques (éducation, économie, diplomatie, gouvernance, culture, environnement, etc.), un secrétariat général chargé de l’administration et de la coordination, ainsi que des représentations nationales et de la diaspora.
Cette structuration permet une meilleure coordination des actions, une répartition claire des responsabilités et une gouvernance transparente, en conformité avec les standards institutionnels panafricains.
Concernant les critères d’adhésion, il s’agit simplement d’être jeune africain ou afro-descendant âgé de 16 à 45 ans ; de partager les valeurs du panafricanisme, de l’unité, de la paix et de la souveraineté ; de démontrer un engagement concret au service de la communauté ; de respecter les principes de discipline, d’intégrité et de responsabilité ; ainsi que d’être compétent et déterminé.
À ce jour, quelles sont les démarches déjà entreprises pour la reconnaissance du Royaume de Kush en reconstruction ?
Nous avons déjà engagé plusieurs démarches sur les plans institutionnel, diplomatique et médiatique. Actuellement, nous travaillons à la structuration interne des institutions, à la sensibilisation de l’opinion publique africaine et à l’établissement de partenariats avec des organisations panafricaines, des leaders d’opinion et des acteurs de la société civile.
Nous estimons que la reconnaissance est un processus progressif. En ce moment, notre priorité est de consolider la légitimité par l’action, la cohérence du projet et l’adhésion populaire, en particulier celle de la jeunesse africaine.
Avez-vous un message particulier à adresser aux États ou aux gouvernants africains ?
L’Afrique ne se construira pas durablement sans sa jeunesse. Les États doivent cesser de marginaliser les jeunes et les intégrer réellement dans les processus décisionnels.
La jeunesse africaine n’est pas un problème à gérer, mais une solution à valoriser. Investir dans son éducation, son autonomie économique et sa participation politique, c’est investir dans l’avenir du continent. L’Afrique se construira avec sa jeunesse ou ne se construira pas.
Propos recueillis par Sandra Itoua





