Likouala/Associations : Tenue à Impfondo du premier festival de valorisation des cultures autochtones et locales

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Les participants à la réunion thématique

IMPFONDO, 22 SEPT (ACI) – L’Association Bomassa pour promouvoir la culture et protéger la biodiversité (Abpcpb) a organisé récemment à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala,  un mini festival culturel consacré à la  revalorisation et revitalisation de la culture des peuples autochtones et des communautés locales (Pacl), en vue de promouvoir leur patrimoine immatériel.

Ce festival qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de l’extension de l’Apac de Mboukou-Ebouhélé incluant de Mohounda, Hiller et Bokonga, a été organisé sur le thème « organisation de la première édition du festival culturel de revalorisation et revitalisation de la culture des peuples autochtones et des communautés locales (Pacl)”.

Ce festival a réuni les populations autochtones, communautés locales, représentants de la société civile, ainsi que les membres de l’administration publique. A cette occasion, la population du chef-lieu du département a suivi l’exhibition des danses traditionnelles des peuples autochtones et des communautés locales.

Ces prestations culturelles ont permis également de valoriser la richesse, la diversité et la vivacité de leur patrimoine, tout en favorisant le dialogue interculturel et la reconnaissance de leur identité.

Intervenant lors de la réunion d’échanges sur cette thématique, le président de l’Abpcpb, M. Guy Mossele,  a mis en avant l’importance des activités de sensibilisation visant à aider les peuples autochtones et les communautés locales à comprendre leurs droits d’usage ainsi que leurs droits de propriété sur les espaces forestiers et terrestres qu’ils occupent traditionnellement.

M. Guy Mossele, président de l’Abpcpb et promoteur du festival

Plaidant pour la reconnaissance légale des forêts appartenant aux peuples autochtones, il a souligné la nécessité de leur reverser un financement dépassant les 5 % des fonds qu’ils reçoivent actuellement sur les 100 % recommandés dans le cadre des cahiers de charges établis pour l’exploitation de leurs zones d’habitation. 

M. Mossele a invité les différents acteurs à l’application de l’article 42 de la loi n°5 sur la protection des droits des peuples autochtones, qui stipule : « Seuls les peuples autochtones peuvent se prévaloir de leur coutumes et prétende à la réparation de tout préjudice lié à la violation de leurs droits à la terre et aux ressources naturelles ».

A cet effet, il a précisé que cette disposition vise à garantir le droit de propriété de ces peuples sur leurs terres ancestrales, condition essentielle à l’exercice de leurs droits culturels.

Les activités de ce festival ont été placées sous la supervision du Secrétaire général du département, M. Servais Kiba. (ACI/Aloïse Banotodi)