Brazzaville, 18 Août (ACI) – Le Royaume du Maroc s’est doté récemment d’un nouveau cadre juridique visant à encadrer la gestion des chiens et chats errants, conciliant la protection animale et les impératifs de santé publique.
Mis en vigueur, le 10 août 2026, la loi n°19.25 prévoit notamment la création de centres d’accueil et de prise en charge des animaux errants, ainsi que la mise en place d’un système de déclaration et d’une base de données nationale destinée à améliorer leur suivi.
Adopté auparavant par les deux chambres du Parlement, le texte avait été approuvé par la Chambre des représentants à l’issue d’un vote ayant recueilli 74 voix favorables, tandis que 21 députés s’étaient abstenus. Il avait été présenté par le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, M. Mustapha Baitas, au nom du ministre de l’agriculture, M. Ahmed Bouari.
Selon les autorités marocaines, ce nouveau dispositif vise à mettre fin aux interventions ponctuelles et disparates dans la gestion des animaux errants, en définissant les responsabilités des différents acteurs ainsi que les conditions de fonctionnement des structures spécialisées.
Cette législation intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc organisera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. La problématique des chiens errants fait, à ce titre, l’objet d’une attention accrue dans le cadre des préparatifs de cette compétition internationale.

Ces derniers mois, des organisations de protection animale ont dénoncé des pratiques d’élimination de chiens errants, attribuées à certaines autorités marocaines. Rabat rejette ces accusations et affirme privilégier une approche fondée sur la stérilisation, la prise en charge et la protection des animaux.
Le nouveau cadre légal accorde également une place à la prévention des risques sanitaires liés aux animaux errants, notamment ceux associés aux maladies transmissibles. Il précise, par ailleurs, les conditions de création et de gestion des structures d’accueil, ainsi que les compétences des agents habilités à constater les infractions.
Promulguée le 10 août 2026, la mise en œuvre effective de cette législation constitue désormais un enjeu pour les autorités marocaines. Elle nécessitera notamment des moyens financiers, des capacités suffisantes d’accueil et de stérilisation, ainsi qu’une coordination entre les collectivités territoriales et les autres acteurs concernés. (ACI)

