Brazzaville, 10 Nov (ACI) – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a réaffirmé son leadership dans la promotion des priorités climatiques de l’Afrique, afin de plaider en faveur de l’augmentation décisive du financement vert à l’échelle mondiale pour les économies en développement, rapporte un communique de la BAD.
L’annonce a été faite par le président de la Bad, M. Sidi Ould Tah, à l’issue de l’entretien que lui a accordé le Président de la République du Brésil, M. Luiz Inácio Lula da Silva, le 5 novembre à Belém. A cette occasion, les deux personnalités ont discuté sur la mobilisation de ressources pour l’adaptation au changement climatique et la résilience, prélude à la COP30.
A ce sujet, le Groupe de la Bad a réitéré son soutien aux efforts du continent africain en faveur de la réforme du financement climatique et de la transition énergétique équitable. L’Afrique contribue à moins de 4% des émissions mondiales, mais abrite neuf des pays les plus vulnérables au changement climatique, a-t-on indiqué.
À Belém, le président Ould Tah mettra en évidence les parallèles stratégiques entre l’Amazonie et le Bassin du Congo, deux plus grandes forêts tropicales humides de la planète, soulignant leur rôle commun dans la stabilité climatique mondiale.
D’après ce communiqué, le président du Groupe de la BAD participe aux côtés du Président Lula et de plusieurs autres dirigeants, au lancement du Fonds des forêts tropicales pour une initiative de financement mixte, qui réunit l’Amazonie, le Bassin du Congo et les forêts du continent africain autour d’une vision commune de solidarité climatique.
Cette initiative s’inscrit dans le droit fil des programmes phares du Groupe de la Banque, notamment le Fonds pour les forêts du Bassin du Congo et son partenariat de longue date avec la Commission forestière d’Afrique centrale, qui reflètent son engagement en faveur des solutions fondées sur la nature, de la protection de la biodiversité et de la séquestration du carbone, conformément à l’Accord de Paris. (ACI)

