Kazan, 22 Nov (ACI) – Près d’une vingtaine de journalistes africains ont été récemment édifiés à Kazan, sur l’histoire de l’Université fédérale de Kazan fondée par le Tsar Alexandre 1er, en 1804.
Au cours de la présentation le vice-recteur aux relations extérieures, М Timirkhan Alichev, a mis en lumière les principales figures qui ont contribué à sa création et à son rayonnement scientifique, jusqu’aux savants ayant marqué la médecine, la chimie, la zoologie ou encore l’exploration de l’Antarctique.

«Alexandre Ier avait signé deux documents officiels instituant l’établissement sur la base d’un ancien gymnase impérial. Parmi les premiers étudiants figuraient l’écrivain Aksakov. Située à l’extrémité orientale de l’Empire Russe, l’université accueillait des étudiants de Sibérie, du Caucase et de la région de la Volga », a-t-il expliqué.
Selon М Timirkhan Alichev, la transformation en université fédérale a permis l’intégration de nombreuses structures notamment l’université pédagogique et d’ingénierie, instituts spécialisés, hôpitaux, cliniques stomatologies ainsi que trois écoles supplémentaires.
Lors de la visite, le guide du service de presse de l’Université, M. Roufina Guimaletdinova, a fait savoir que le premier président de l’université fut le mathématicien Lobachevski, connu pour la géométrie non euclidienne, découverte qui a permis les travaux d’Einstein sur la relativité.
Parmi les illustres savants cités figurent Kroniatow, inventeur du premier magnétophone vidéo, Simonov, astronome ayant participé à l’expédition de la découverte de l’Antarctique.

L’histoire de l’université est également marquée par le passage de Lénine, étudiant en droit pendant quelques mois avant son engagement dans le mouvement révolutionnaire étudiant. Enfin, la présentation rappelle l’importance accordée autrefois aux langues orientales (le persan, le turc, le mongol et le chinois).
L’établissement accueille aujourd’hui 55 000 étudiants étrangers, soit 20 % de sa population estudiantine.
Cette almamater compte 16 instituts couvrant la médecine, géologie, écologie, chimie pétrolière, mathématiques, physique, robotique, ingénierie et technologies de l’information, ainsi que l’intelligence artificielle.
L’offre de formation inclut également 27 départements linguistiques, parmi lesquels les langues africaines, et un large éventail de filières. (ACI)

