Monde/Médias : Nécessité de protéger la liberté d’expression dans un contexte de crise climatique

Brazzaville, 03 Mai (ACI) – La directrice générale de l’Unesco, Mme Audrey Azoulay, a souligné,  la nécessité de protéger la liberté d’expression et l’information pluraliste dans un contexte de crise climatique.

Dans son message adressé à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année, elle a indiqué que cette édition met en exergue le lien essentiel entre la protection de la liberté d’expression et la préservation de la planète dans un contexte de crise climatique.

Cette journée est aussi une invite à responsabiliser davantage les grands réseaux sociaux,  devant renforcer leurs  mesures  de  modération  et  de  régulation  pour  contrer  la  désinformation  et  les  complot  autour  du  dérèglement  climatique,  dans  la  lignée  des  principes  publiés  par l’Unesco en novembre dernier, a-t-elle dit.

Mme Azoulay a souhaité renforcer la sécurité des journalistes, les artistes et les scientifiques, souvent victimes de harcèlement, de violence et de censure.

« Les statistiques fournies par une étude de l’Unesco, ce  mois-ci,  ont révélé, que 70 %  des  reporters environnementaux ont été victimes d’attaques, de menaces ou de pressions à cause de leur travail. Et 44 journalistes environnementaux ont été tués ces 15 dernières années », a-t-elle fait savoir.

Dans cette « année électorale » où des millions de citoyens sont appelés aux urnes, Mme Azoulay a souligné le rôle crucial de l’information fiable dans le maintien de la démocratie.

« Dans ce contexte, l’Unesco reste engagée à défendre la liberté d’expression comme droit humain fondamental et pilier de la démocratie. C’est le sens de nos actions pour défendre les journalistes et les former à la sécurité. Nous avons formé et sensibilisé des milliers de juges, procureurs et forces de l’ordre aux enjeux de la liberté d’expression car, ils en sont des acteurs essentiels », a affirmé Mme  Azoulay.

Dans son discours, Mme Azoulay a mis en lumière les défis pressants auxquels l’humanité est confrontée. En effet, la planète est au bord du précipice climatique, 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne à la surface du globe de 1,45 °C supérieure à celle de l’ère préindustrielle. D’autres records alarmants ont, également, été franchis.

«Alors  que  l’humanité  fait  face  à  ce  péril  existentiel,  il  faut  rappeler,  en  cette  Journée mondiale, que le défi climatique est aussi un défi journalistique et informationnel. Aucune action  climatique  efficace  n’est  possible  en  effet  sans  l’accès  à  une  information  scientifique fiable et libre », a souligné Mme Azoulay. 

À cet égard, l’Unesco prévoit de mener dans les prochaines semaines des initiatives visant à protéger les journalistes environnementaux et à renforcer l’éducation aux médias et à l’information sur les grands réseaux sociaux.

« Protéger  une  information libre et plurielle, c’est aussi, dans le même temps, protéger nos démocraties comme notre planète », a-t-elle rappelé. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

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