BRAZZAVILLE, 30 AOÛT (ACI)- Les Organismes des Nations unies ont réitéré le 22 août l’appel en faveur d’un cessez-le-feu et d’un accès humanitaire sans entrave pour limiter le nombre de décès imputables à la faim et à la malnutrition, rapporte un communiqué parvenu à l’Aci.
D’après le document, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), l’organisation mondiale de la santé (Oms), le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) ne cessent d’insister sur le besoin préssant d’une intervention humanitaire immédiate et à grande échelle.
Selon la source, plus d’un demi-million de personnes sont en proie à la famine à Gaza et sont confrontées à l’inanition, à la misère et à des décès évitables, d’après une nouvelle analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (Ipc). Les conditions de famine devraient s’étendre du gouvernorat de Gaza à ceux de Deir el-Balah et de Khan Younès au cours des prochaines semaines.
Les quatre organismes réaffirment que la famine doit être enrayée à tout prix, il sera impossible de déployer une intervention humanitaire à grande échelle et sans entrave susceptible de sauver des vies sans instaurer un cessez-le-feu immédiat et mettre un terme au conflit, poursuit le communiqué.
D’ici fin septembre, dans l’ensemble de la bande de Gaza, plus de 640 000 personnes seront confrontées à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire correspondant à la phase 5 de l’Ipc. 1,14 million de personnes supplémentaires se trouveront en situation d’urgence (phase 4 de l’Ipc) et 396 000 autres, en situation de crise (phase 3 de l’Ipc). Les conditions dans le nord de l’enclave seraient tout aussi graves, voire pires, que dans la ville de Gaza, stipule le document.
L’accès à la nourriture à Gaza reste restreinte. En juillet, le nombre de ménages déclarant souffrir de la faim très sévère a doublé par rapport au mois de mai sur l’ensemble du personnel, et à plus que triplé dans la ville de Gaza. Plus d’une personne sur trois a indiqué ne pas manger pendant plusieurs jours d’affilés, les adultes sautent régulièrement des repas pour nourrir leurs enfants.
La malnutrition chez les enfants s’accélère à un rythme catastrophique dans l’enclave. En juillet 2025, les équipes sur le terrain ont recensé plus de 12 000 enfants atteints de malnutrition aiguë, ce chiffre a été multiplié par six depuis le début de l’année. Parmi ces enfants, près d’un sur quatre souffrait de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition entraînant des répercussions à court et long terme. (ACI)

