Kinkala, 24 Mars (ACI) – La présidente de la fédération Pct-Pool, Mme Marie Jeanne Kouloumbou, a organisé, le 21 mars dernier à Kinkala, département du Pool, une causerie débat autour de la vie et l’œuvre de l’ancien Président Marien Ngouabi, pour célébrer le 49e anniversaire de sa disparition.
Cette rencontre a été placée sous le thème «Camarades militants, cadres et dirigeants du Parti congolais du travail (Pct), honorons la mémoire de l’immortel Marien Ngouabi, en réaffirmant notre soutien indéfectible au très grand camarade Denis Sassou-N’Guesso dans la marche accélérée vers le développement».
Dans ce cadre, le membre du Pct, M. Auguste Nkodia Nkombo, a donné des détails sur la vie et l’oeuvre de l’illustre personnage en de termes simples et convaincants.
Au cours de sa narration, il a rappelé que Marien Ngouabi est né à Forousset (actuel Owando), le 31 décembre 1938. Il a subi dès son enfance l’initiation d’Okouélé, l’art de comprendre le monde avec pour mission de défendre la justice et la liberté pour la dignité humaine.
Poursuivant son propos, ce dernier a fait savoir que l’ancien Président a commencé ses études en 1947 à Forousset. En 1953, il est reçu à l’école préparatoire général Leclerc à Brazzaville, et obtient son Cati en 1957. Il va travailler pendant cinq ans dans l’armée française en Oubangui Chari, actuel Centrafrique, pour rembourser aux colons l’argent dépensé durant sa formation.
Après un recyclage de quelques mois, il monte au grade de sergent. En 1958, le jeune Ngouabi est envoyé au Cameroun où il va vivre les derniers moments de la colonisation sauvage que les blancs imposèrent à l’Afrique après avoir perdu l’Indochine et l’Algérie, a ajouté M. Nkodia Nkombo.
Relatant les deux années de mission difficile au Cameroun de Marien Ngouabi, ce dernier a expliqué qu’il rentre au pays en 1960. En ce temps-là, le Chef de l’Etat, l’abbé Fulbert Youlou, donna la possibilité aux cadres d’aller se perfectionner en Europe. Alors Marien Ngouabi et d’autres congolais sont envoyés à Saint Cyr, en France, et sortent sous-officiers à la fin de leur formation, a-t-il dit.
Ensuite Marien Ngouabi et Joachim Yombi Opango sont rappelés au pays pour former la branche de la sécurité sociale. Marien Ngouabi sera envoyé à Pointe Noire, où il prendra le commandement de l’armée en remplacement du capitaine cuisinier, le français qui dirigeait l’armée congolaise, et conseiller militaire du Président Fulbert Youlou, a évoqué le membre du Pct.
Selon lui, le jeune sous-officier participait régulièrement aux réunions des syndicalistes, avec ses amis Julien Boukabou et Alexandre Ndengué pour chasser du pouvoir le Président Youlou. En 1963, l’abbé Fulbert est remplacé par Alphonse Massamba-Débat. Noumazalay et Pierre Nzé, vont demander à Marien Ngouabi et à Luc Kimbouala Nkaya d’intégrer les rangs du directoire pour participer à la prise des décisions au sommet de l’Etat.
Aussi, a-t-il retracé, le règne de Massamba-Débat dominé par deux courants d’idées contradictoires; les socialistes scientifiques et les modérés qui voulaient adapter le socialisme aux réalités africaines, c’est-à-dire, ne pas vite se séparer avec l’occident, tout en collaborant avec l’Est. Cependant, les modérés ont refusé la nationalisation, tandis que les doctrinaires soutenaient la nationalisation même des écoles.
Ces deux courants étant en lutte permanente, Massamba-Débat démissionne, le 3 septembre 1968, et M. Afred Raoul assure l’intérim. Le 28 décembre 1969, le capitaine Marien Ngouabi accède à la magistrature suprême du pays. C’est ainsi qu’il fonde le Parti congolais du travail (Pct), a conclu, M. Nkodia Nkombo. (ACI)





