Présidentielle 2026 : Où sont les candidatures féminines ?

952
Des congolaises lors de la commémoration du 08 mars /Photo d'archives.

En cette période électorale, la 116e Journée internationale des droits des femmes,  célébrée le 8 mars de chaque année, reste dominée par la campagne à l’élection présidentielle en République du Congo. Cette Journée vise à promouvoir l’égalité des sexes, la justice et la reconnaissance des droits fondamentaux, mais l’absence de candidatures féminines à ce scrutin est remarquable.

Dans la genèse de l’élection présidentielle en République du Congo, plus d’hommes que de femmes ont souvent tenté cette aventure. De 1992 à 2026, deux femmes seulement ont déjà osé braver la magistrature suprême. Il s’agit de la présidente du Parti africain des pauvres (Pap), Angèle Bandou, en 1992 et 2002 ; et de la présidente du Mouvement pour l’unité la solidarité et le travail (Must), Claudine Munari, en 2016.

Il faut noter que la candidature féminine à une élection présidentielle représente une avancée démocratique majeure, symbolisant ainsi l’égalité des droits et la parité dans les plus hautes fonctions de l’État. De même, elle permet de remettre en question les stéréotypes de genre, facilitant ainsi l’intégration de nouvelles perspectives sur la sphère politique.

Dans un autre cadre, ces candidatures peuvent contribuer à mettre en lumière les obstacles structurels, à savoir le manque d’accès aux ressources financières et aux réseaux de partis politiques. Elles traduisent aussi une progression vers une meilleure représentation. Des figures africaines comme Ellen Johnson Sirleaf, devenue la première femme, élue présidente du Liberia en 2005, et de Simone Gbagbo, candidate à la présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire, ont marqué l’histoire.

Au regard des avancées enregistrées au Congo, la Constitution du 25 octobre 2015 consacre la parité homme-femme, et n’exclut pas ces dernières à une course vers la magistrature suprême. Il faut noter que chaque nouvelle législature compte davantage de femmes, soit environ 16% à l’heure actuelle au Parlement. En revanche, la Constitution prévoit des sanctions aux partis qui ne respectent pas les prescriptions des quotas de participation des femmes aux élections.

Par ailleurs, l’absence de candidatures féminines à l’élection présidentielle de mars 2026 peut  refléter un déséquilibre dans l’accès au pouvoir, l’égalité des chances et l’évolution des mentalités dans  la sphère politique nationale.

D’où l’urgence d’encourager les femmes à s’impliquer davantage en politique, à travers la formation, la sensibilisation, le mentorat et la mise en lumière de leurs initiatives. De ce fait, la célébration du 08 mars devrait servir de rendez-vous incontournable pour faire le point et mettre en place des mesures audacieuses en faveur d’une émancipation accrue des femmes.

Mais, il faut, de plus en plus, saluer l’engagement de militantisme des femmes, aussi bien en politique que dans toutes les sphères de la vie de notre nation.

Olga Rachelle Mangouandza

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici