BRAZZAVILLE, 27 MARS (ACI) – L’ambassadeur de la République Bolivarienne du Vénézuéla au Congo, Mme Laura Suarez, a condamné, le 26 mars à Brazzaville, le transfert des Vénézuéliens expulsés des Etats-Unis vers le Centre pénitentiaire Cecot au Salvador, appelant à leur libération immédiate.
Dans une interview accordée à la presse nationale, Mme Suarez s’est indignée face au traitement que la politique américaine inflige à ses compatriotes soulignant que cela constitue une violation des droits humains.
En effet, les migrants vénézuéliens transférées et incarcérés au Salavador ont dénoncé des agressions physiques, dans une vidéo projetée à l’Ambassade du Vénézuéla au Congo où une pétition a été ouverte.
S’exprimant sur cette situation, Mme Suarez a rassuré que les Vénézuéliens ne sont pas des criminels. Elle a appelé à la libération des compatriotes transportés sous escorte policière à la prison de Salvador.
«Le Vénézuéla exige la libération immédiate de ses migrants au Salvador et le respect de tous ses migrants qui sont aux Usa et partout dans le monde. Il demande aux Etats-Unis d’arrêter la violation des droits de tous les migrants du monde», a-t-elle déclaré.
La diplomate a confirmé que les Etats unis ont expulsés plus de 200 Vénézuéliens, accusés d’appartenir au Tren de Aragua. Cependant, les autorités américaines n’ont pas rendu publics des éléments ayant permis d’identifier l’appartenance au gang de ces migrants.
« Comment le gouvernement américain peut accuser sans preuves, sans arguments les Vénézuéliens qui étaient aux Etats-Unis ? », s’est-elle interrogée.
Selon elle, l’Afrique doit joindre sa voix à celle du Vénézuéla pour réagir contre la violation des droits de toutes les populations du monde.
Elle a fait savoir que le Savaldor, connu pour ses conditions strictes, a accepté de détenir les Vénézuéliens selon un accord négocié avec les Etats-Unis, dénonçant une politique qui rappelle l’esclavage.
« Nous sommes un peuple souverain, et le gouvernement américain n’a pas le droit de s’ingérer dans un autre gouvernement. Car, selon la charte des Nations Unis, il existe des processus juridiques, politiques ou diplomatiques qui permettent aux gouvernements d’interagir », a-t-elle ajouté.
L’ambassadrice du Vénézuela a qualifié cette décision américaine d’actes de discriminatoires. (ACI/Espérance Oko)

