Brazzaville, 28 Mai (ACI) – Le ministre du Développement durable, de l’Assainissement et de l’Entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé, a souligné, le 27 mai à Brazzaville, la nécessité pour la Vision africaine de l’eau et de l’assainissement de s’appuyer sur des mécanismes de financement innovants, accessibles et adaptés aux réalités des pays africains, afin de répondre efficacement aux défis liés à l’urbanisation accélérée et aux changements climatiques.
Intervenant lors d’un panel de haut niveau consacré aux opportunités de financement de la Vision africaine pour l’eau et l’assainissement, organisé en marge des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad), il a insisté sur l’urgence de développer des infrastructures résilientes capables de faire face aux enjeux sanitaires et environnementaux auxquels sont confrontées les villes africaines.
Selon lui, les investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ne doivent plus être considérés comme une charge, mais plutôt comme un levier stratégique pour la stabilité sociale, la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
M. Mondélé a également plaidé pour une implication accrue des collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques d’assainissement urbain et de développement durable, estimant que la gouvernance de proximité constitue un facteur essentiel pour garantir l’efficacité des projets.
Par ailleurs, le Congo a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains, les partenaires techniques et financiers, les banques de développement ainsi que le secteur privé, en vue d’atteindre l’Objectif de développement durable n°6 relatif à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.

Saluant l’initiative de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (Nafad), le ministre congolais en charge de l’assainissement a réaffirmé le soutien du Congo à la dynamique impulsée par l’Union africaine, qui a décrété 2026 « année africaine de l’eau ».
En outre, il a également appelé à traduire les engagements en actions concrètes afin de garantir un accès durable aux services d’eau et d’assainissement sur le continent.
Au cours des échanges, le Congo a rappelé le caractère stratégique de l’assainissement en matière de santé publique, notamment dans un contexte marqué par les risques d’épidémies et de maladies hydriques.
« Investir dans l’assainissement, c’est investir dans la prévention sanitaire et réduire les coûts futurs liés à la prise en charge des maladies », a déclaré M. Mondélé.
Le gouvernement congolais a aussi mis en avant les opportunités économiques qu’offre ce secteur pour la jeunesse africaine, notamment à travers l’économie circulaire, l’économie bleue, la valorisation des déchets ainsi que les chaînes de pré-collecte et de transformation.
A cet effet, le ministre en charge de l’assainissement a insisté sur la nécessité de promouvoir des infrastructures sanitaires accessibles et adaptées, particulièrement dans les écoles et les centres de santé, afin de préserver la dignité des populations, notamment celle des femmes et des jeunes filles.
Il a annoncé qu’un projet de modèle de latrines à coût accessible est actuellement élaboré avec l’appui de la Bad, de la Facilité africaine de l’eau et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). (ACI)

