BRAZZAVILLE, 27 MARS (ACI)- La directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Mme Catherine Russell, a annoncé, le 25 mars à New York, aux Etats unis d’Amérique, la baisse des mortinaissances, grâce aux interventions éprouvées à l’échelle mondiale comme les vaccinations, la nutrition ou l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement.
«Si l’on peut se féliciter d’avoir atteint un niveau historiquement bas concernant les décès évitables d’enfants, sans les bonnes décisions stratégiques, ni les investissements adéquats, nous risquons toutefois d’assister à l’anéantissement des résultats obtenus au prix d’efforts considérables », a-t-elle déclaré dans un communiqué parvenu à l’ACI.
Pour elle, les progrès accomplis depuis des décennies en faveur de la survie de l’enfant sont actuellement en péril en raison des coupes significatives annoncées ou prévues par les principaux donateurs dans le cadre du financement de l’aide internationale.
Ces réductions de financements mondiaux, a poursuivi Mme Russell, affectent directement les programmes vitaux pour les enfants engendrant des pénuries d’agents de santé, des fermetures de service de soins, des perturbations dans le déploiement des interventions en matière de vaccination, ainsi que des ruptures de fournitures essentielles telles que les traitements antipaludiques.
Ces coupures risquent de compromettre les efforts de surveillance et de suivi, rendant plus difficile l’accès aux enfants les plus vulnérables. «Nous ne pouvons permettre qu’une telle situation se produise», a-t-elle exhorté.
Pour sa part, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le Dr Tedros Adhanom Ghebneyesus, a fait savoir que la lutte contre le paludisme, la prévention des mortinaissances ou encore la fourniture des soins fondés sur des données probantes aux bébés les plus fragiles sont autant de domaines dans lesquels l’Oms fait une différence pour des millions de familles.
« Face à la baisse des financements mondiaux, il s’avère plus que jamais nécessaire d’intensifier la collaboration en vue de protéger et d’améliorer la santé des enfants », a-t-il dit. (ACI/ Edouard Mangongo)

