BRAZZAVILLE, 10 JUIL (ACI) – L’Ambassade de la République du Congo près des Royaumes de Belgique, des Pays-Bas, du Grand-Duché de Luxembourg (Benelux) et de l’Union Européenne (Ue), en partenariat avec les fondations Forest Future et Kara Nature, a récemment organisé à Bruxelles, une conférence sur les solutions durables pour la gestion des forêts, du climat et des écosystèmes d’Afrique centrale.
Tenu sous le thème «Dialogue sur le futur des forêts», cet événement a pu réunir dans l’enceinte de la chancellerie de la République du Congo, un parterre d’acteurs engagés autour de réflexions stratégiques, de perspectives de terrain et de partages d’expertises afin de construire ensemble de nouvelles trajectoires en faveur des forêts du bassin du Congo et des aires protégées en Afrique centrale.
Selon les organisateurs, la conférence est organisée dans le but de «favoriser l’émergence de synergies concrètes entre les acteurs publics, les scientifiques, les communautés locales et les partenaires internationaux pour la sous-région».
Dans son mot d’ouverture, l’ambassadeur de la République du Congo à Bruxelles, M. Léon Raphaël Mokoko, a salué l’initiative conjointe de Forest Future et Kara Nature, deux organisations engagées en Afrique centrale pour l’avenir de notre planète : « La présente cérémonie me donne l’occasion de saluer leur engagement, leur vision ainsi que leurs actions concrètes, qui contribuent à mettre en lumière les immenses défis, mais aussi les opportunités que présentent la protection de nos écosystèmes, la transition climatique et la valorisation durable des ressources naturelles », a-t-il déclaré.
Selon lui, cet engagement audacieux et volontariste, intègre parfaitement la politique nationale de la République du Congo, en matière de gestion durable des forêts qui constitue l’une de ses priorités. A cet effet, M. Mokoko a rappelé le Fonds Bleu pour le bassin du Congo, dont l’accord de création a été signé par 12 pays de la sous-région, le 9 mars 2017 à Oyo, en République du Congo, et la récente Résolution de l’Organisation des Nations unies (Onu) proclamant la décennie 2027-2036, Décennie mondiale de l’afforestation, sont des initiatives du Chef de l’Etat congolais, M. Denis Sassou- NGuesso, et son gouvernement.
Pour la mise en œuvre de tous ces mécanismes et de leur aboutissement effectif, le chef de la mission diplomatique congolaise près le Benelux et l’Ue, pense qu’il est nécessaire de passer dorénavant au renforcement des capacités humaines par la création des filières de formations qualifiantes et diplômantes en finance verte, en partenariat avec les universités du Sud et du Nord, les institutions de développement et les plateformes technologiques.
Ainsi, l’Université Marien NGouabi de Brazzaville par exemple, pourra développer un enseignement structuré sur le fonctionnement et les enjeux du mécanisme des marchés carbones, a-t-il souhaité.
De son côté, président de la fondation Kara Nature et 1er vice-président du Comité pour la création de l’Agence Nationale de gestion des aires protégées en Centrafrique, M. Armand Guy Zounguere-Sokambi, a fait savoir que son agence a été créée pour être un véritable laboratoire d’innovation, pour un développement durable, un espace de convergence entre la science, les savoirs traditionnels, les besoins des communautés et les ambitions nationales.
Selon lui, cette vision ne pourra aboutir sans une coopération régionale forte, cohérente et solidaire : «la protection des écosystèmes d’Afrique centrale, qu’il s’agisse des forêts du bassin Congo, des corridors écologiques ou des zones humides transfrontalières, appelle une réponse collective et coordonnée, a-t-il interpellé.
Pour appuyer cette initiative, M. Zounguere a dit que la fondation Kara Nature milite pour une gouvernance écologique partagée pour des alliances entre institutions, ONG, université et Etats, afin de faire des aires protégées des ponts de paix, de dialogue et de prospérité entre les peuples.
Le président de Kara Nature a conclu son allocution en émettant le souhait de voir l’ambassadeur de la République du Congo à Bruxelles, porter la voix de la diplomatie environnementale de l’Afrique centrale au carrefour de l’Europe.
Les conférenciers ont planché sur des thématiques d’importance capitale dont : «Gouvernance et souveraineté stratégiques» ; «Conservation forestière et justice climatique» ; «Technologie et systèmes de suivi forestier» ; «Finance verte et alternative».
Les problématiques soulevées et les chiffres indiqués à cette occasion par les ambassadeurs, les représentants des experts du tourisme mondial, de la fondation Fanyatu Bukavu, de la Réserve stratégique générale de la République démocratique du Congo, et de Forest Future, ont permis aux participants d’adopter l’idée de formation d’une nouvelle génération de professionnels africains susceptibles de structurer, gérer et auditer des projets verts et de carbone sur le continent.(ACI/Benjamin NDZI)

