BRAZZAVILLE, 07 OCT (ACI) – Les participants à la sixième édition du Forum pour la résilience en Afrique, tenue du 1er au 3 octobre à Abidjan en Côte d’Ivoire, ont appelé à la mise en place d’un poste de contrôle unique et numérisé pour deux frontaliers, afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, selon un communiqué de la Banque africaine de développement (Bad).
Cette innovation découle de la volonté politique de bâtir des infrastructures de qualité aux frontières permettant de fluidifier les échanges et renforcer l’intégration régionale.
Intervenant sur le thème « Intégration régionale et commerce : voies vers la paix », déclaré le chef de cabinet de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), M. Abdiker a souligné que la réussite de ces projets repose sur une volonté politique forte.
« Nous devons travailler ensemble, plaider auprès de nos gouvernants sur l’importance des mouvements des biens et des personnes pour une gestion plus intégrée de nos frontières. Pas seulement pour les taxes douanières, mais aussi pour la science et la technologie », a-t-il déclaré.
A en croire le responsable de l’Oim, cette initiative vise à mettre en place entre deux pays africains, un seul poste frontalier avec des infrastructures fortes afin de faciliter le commerce.
L’Union africaine a lancé en janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), pour accroître le commerce intra-africain, stimuler le développement inclusif et durable de l’industrie, de l’infrastructure et de l’agriculture. À ce jour, 49 pays ont déjà ratifié l’accord, ouvrant la voie à un marché unique de 1,3 milliard d’habitants.
La Banque africaine de développement soutient cette ambition en finançant la création de postes-frontières uniques, conçus pour simplifier et accélérer les procédures de dédouanement et de contrôle, tout en favorisant le commerce entre les pays africains.
Pour sa part, M. Ziad Hamoui, président de Borderless Alliance, initiative du secteur privé ouest-africain lancée en 2012, a plaidé pour une participation accrue de la société civile à l’élaboration des politiques publiques. Selon lui, leur implication permettrait de mieux encadrer les flux commerciaux en renforçant la circulation des personnes et des biens aux frontières.
« Il y a le commerce formel, mais aussi le commerce informel, sans parler du commerce illicite et de la contrebande. Aujourd’hui, le volume d’échanges dans le commerce informel est plus élevé que celui du commerce formel. Alors si vous ne savez pas ce qui se passe aux frontières, vous ne saurez pas comment les gérer », a-t- il affirmé.
Le Forum pour la résilience en Afrique, organisé tous les deux ans par la BAD, réunit des décideurs politiques, des acteurs humanitaires et des experts du développement pour explorer des stratégies devant permettre d’intensifier les efforts de prévention et stimuler les investissements favorables à la paix sur l’ensemble du continent. (ACI)





