Brazzaville, 21 Juillet (ACI) – Les Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ont entériné, le 19 juillet à Freetown en Sierra Leone, la signature de l’Accord intergouvernemental (Iga) relatif au développement du Gazoduc Africain Atlantique (Aagp) reliant le Nigéria au Maroc.
La signature de cet accord a eu lieu au cours du sommet de la Cedeao. Porté par l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) du Maroc et la Nigerian National Petroleum Company Limited (Nnpc Ltd.), ce projet traduit l’engagement des États membres de la Cedeao en faveur de ce projet énergétique régional, lancé conjointement par le Royaume du Maroc et la République fédérale du Nigéria.
Long d’environ 6.800 kilomètres, le futur gazoduc va relier le Nigéria au Maroc en longeant la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest, avant d’être connecté au réseau gazier européen par le gazoduc Maghreb-Europe. L’infrastructure traversera treize pays et aura une capacité annuelle de transport estimée à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel.
Les prochaines étapes du projet concernent notamment la création de la société de projet, dont le siège sera établi à Casablanca, ainsi que la mise en place de l’autorité de gouvernance du gazoduc, prévue à Abuja.
Elles seront suivies par la mobilisation des financements et la prise de la décision finale d’investissement. Une cérémonie distincte est également annoncée pour la signature de l’accord par le Maroc et la Mauritanie.
Évalué à près de 25 milliards de dollars américains, le Gazoduc Africain Atlantique vise à renforcer l’intégration énergétique de l’Afrique de l’Ouest, à améliorer l’accès à l’énergie, à soutenir la production d’électricité et à favoriser l’industrialisation des pays concernés. Les premiers tronçons devraient entrer en service au début de la prochaine décennie.
Selon les promoteurs du projet, les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie ont été finalisées, ouvrant la voie à la phase opérationnelle de développement.
Au-delà du transport du gaz naturel, cette infrastructure est présentée comme un levier de coopération économique et d’intégration régionale, destiné à renforcer la compétitivité et le développement des économies de la façade atlantique africaine. (ACI)

