Brazzaville, 11 Août (ACI) – Le projet de laboratoire conjoint Chine-Congo des technologies agricoles modernes, présenté à la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo (Gfac), met l’accent sur la production de semences améliorées et le transfert de technologies, afin d’accroître les rendements agricoles et de contribuer à la sécurité alimentaire du pays, a indiqué le responsable technique du projet laboratoire conjoint Chine-Congo des technologies agricoles modernes, M. Ghislain Bakala Boungou.
« Nous procédons aux échanges d’expériences avec nos partenaires chinois et développons plusieurs techniques agricoles, notamment le greffage et le marcottage sur des arbres fruitiers ainsi que sur des cultures maraîchères. Nous expérimentons également des variétés de manioc, aliment de base des Congolais, afin d’évaluer leurs performances avant leur vulgarisation auprès des producteurs », a-t-il expliqué au cours d’une interview accordée à la presse à Bambou Mingali, dans le département du Djoué-Léfini.
Mis en œuvre dans le cadre de la coopération agricole entre les deux pays, à travers un partenariat entre le Centre national de lutte contre les maladies des cultures et l’Académie d’agriculture tropicale de Chine (Catas), ce projet vise à produire des semences de qualité destinées à être distribuées aux agriculteurs.
A cette occasion, M. Bakala Boungou a évoqué quelques difficultés dudit laboratoire, notamment le manque de ressources financières qui limite les descentes sur le terrain. « Notre dernière mission de collecte d’échantillons de variétés de manioc remonte à 2017. Depuis la crise économique, les déplacements sur le terrain ont été réduits, ce qui freine nos activités de suivi et de recherche », a-t-il regretté.
Malgré ces difficultés, il s’est félicité de la participation du laboratoire conjoint à la Gfac, estimant que cette foire offre une meilleure visibilité aux activités du centre et permet d’orienter les producteurs vers les services techniques compétents pour résoudre leurs problèmes de production agricole.
S’adressant aux producteurs et à la population, M. Bakala Boungou les a invités à faire confiance aux recherches menées par les spécialistes congolais et chinois. Selon lui, ces spécialistes travaillent pour que les produits de demain soient de meilleure qualité et permettent au pays de réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis des produits étrangers.
A cette occasion, il a salué l’organisation de la deuxième de la Gfac, qui constitue une vitrine des productions nationales et un cadre d’échanges entre producteurs, chercheurs et partenaires. Il a toutefois estimé que les recommandations formulées par les exposants devraient être prises en compte afin d’améliorer les prochaines éditions. (ACI)

