Congo/Agriculture : Le département du Congo-Oubangui plaide pour des infrastructures modernes

Djoue-Lefini, 08 Août (ACI) – Les directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche du Congo-Oubangui, ont plaidé, le 8 août à Bambou-Mingali, en faveur d’un abattoir moderne, et d’unités modernes de fumage et de conservation du poisson, à l’occasion des Journées des départements de la Grande foire agricole du Congo (Gfac).

Dans une communication conjointe, les directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche du Congo-Oubangui, M. Fiacre Mouaba Ndokadiki, M. Destin Leurice Ondjomoko et M. Guy Richard Ovebabouli, ont indiqué que l’accès à ces infrastructures permettra d’améliorer les conditions sanitaires et de renforcer la valorisation de la production locale.

S’agissant de l’abattoir moderne, ces responsables ont expliqué qu’il contribuera à développer les filières bovine, porcine, ovine, caprine et avicole. En plus, ce lieu va favoriser la création de fermes intensives et d’unités de transformation de la viande et du lait, ont-ils poursuivi.

De même, ils ont souligné la nécessité de mettre en place une pharmacie vétérinaire et des unités de fabrication d’aliments pour bétail. Autant d’investissements destinés à professionnaliser l’élevage, et à permettre aux producteurs de tirer davantage de revenus de leurs activités.

Plaidant pour l’unité moderne de conservation du poisson, les responsables de sites ont sollicité l’installation d’une usine de production de farine de poisson et de pain de glace, qui permettra de conserver les produits halieutiques et de réduire les pertes liées aux longues distances entre les zones de pêche et les marchés.

Par ailleurs, ils ont aussi plaidé pour l’amélioration du transport fluvial dans ce département doté d’un important réseau hydrographique, à savoir le fleuve Congo, la Likouala-Mossaka, la Likouala aux Herbes, la Sangha, l’Alima et l’Oubangui.

D’autre part, ces responsables ont souligné le poids de l’économie informelle dans les activités agricoles, pastorales et halieutiques. Une situation qui, selon eux, limite la capacité des acteurs à accéder au financement, aux équipements, à la formation et aux marchés structurés.

Pour inverser cette tendance, le département plaide pour une politique d’accompagnement incitative. Selon cette approche, la formalisation devrait donner accès à des avantages concrets, tels que financement, équipements, formation, intrants, marchés et dispositifs publics d’appui.

Créé par la loi n°27-2024 du 8 octobre 2024, le département du Congo-Oubangui compte quatre districts, Mossaka, Loukoléla, Liranga et Bokoma, dispose d’importantes ressources naturelles et d’un environnement favorable aux activités agricoles, pastorales et halieutiques. Ce département a une superficie de 25 536 km² pour une population estimée à 124 010 habitants, rappelle-t-on. (ACI)

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