Pointe-Noire, 08 Août (ACI) – Les acteurs impliqués dans la chaîne de valeur des industries extractives à Pointe-Noire ont pris connaissance du Rapport Itie 2023, du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (Cn-Itie-Congo), au cours d’un atelier de dissémination dudit rapport, tenu 7 août dans la ville océane.
Présenté par le Secrétaire permanent de l’Itie-Congo, M. Florent Michel Okoko, dans le cadre de la campagne nationale, ce rapport constitue un outil majeur d’information et d’aide à la décision.
Il documente les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Itie au Congo en 2023, les défis persistants en matière de transparence et de gouvernance et les recommandations à mettre en œuvre pour renforcer la performance du pays.
Ce document, a-t-il dit, explique également les données essentielles relatives aux revenus issus du secteur extractif et forestier, à la contribution des industries extractives et forestières à l’économie nationale, aux mécanismes de gouvernance ainsi qu’aux efforts accomplis par le Congo en matière de transparence.
S’adressant la presse, le Secrétaire permanent de l’Itie-Congo a fait savoir qu’en termes de chiffres, il y a des choses qui apparaissent nettement et des productions qui ont été réduites, rappelant que la priorité n’est pas de donner les chiffres, l’importance est de s’assurer que il a une bonne traçabilité des recettes depuis le payement des entreprises jusqu’au niveau de Trésor public.
«L’un des faits importants en 2023, la mise en œuvre d’une production règlementaire au niveau du code forestier, qui a fait en sorte que 41% de la production forestière n’a pas été valorisé, les industries forestières n’ont pas pu commercialiser leurs produits notamment les grumes, mais il est aussi important de se rendre compte qu’en 2023, la production minière de la société Soremi a été pris en compte. », a révélé M. Okoko.
Cette situation de la Soremi a permis de montrer que le Congo est entré dans la sphère des pays dont les mines peuvent être produite et exporté de manière industrielle. En gros, nous avons des chiffres de l’ordre de 981 milliards de la production pétrolière, 2,60 de la production minière. On est à peu près à 12 milliards de Fcfa de la production forestière», a-t-il poursuivi.
Cet atelier a réuni les représentants des sociétés extractives et forestières, des administrations publiques, de la société civile ainsi que des autres parties prenantes du secteur des ressources naturelles. Il s’inscrit dans la volonté de rapprocher les informations issues du rapport Itie 2023 des acteurs directement impliqués et à promouvoir une gestion responsable et transparente des ressources naturelles.
Outre la présentation du rapport, M. Okoko a expliqué aux participants les exigences de la norme ITIE, avant d’encourager les parties prenantes à consolider les acquis enregistrés par la République du Congo en vue de la préparation de la prochaine validation de l’Itie-Congo prévue en janvier 2027.
Après Brazzaville, Pointe-Noire a accueilli la 2e étape de la campagne nationale de vulgarisation du Rapport Itie 2023. Cette campagne nationale va se poursuivre dans plusieurs villes, à Ouesso (Sangha), Owando (Cuvette) et à Ewo (Cuvette-Ouest), afin de toucher des acteurs locaux et de consolider le dialogue autour de la gouvernance des ressources naturelles. (ACI)

