Brazzaville, 19 Fév (ACI) – Les organisateurs de la première édition la Grande foire agricole du Congo (Gfac) et les experts ont récemment sensibilisé les visiteurs du site de cet événement aux différentes techniques de production agricoles, afin de leur permettre de développer des activités génératrices de revenus, même à domicile.
Lors de la visite des stands à Bambou Mingali, ils ont été outillés sur la myciculture, l’agriculture hors-sol et les pépinières, à travers des démonstrations pratiques et des échanges directs.
« Nous expliquons aux visiteurs comment pratiquer l’agriculture à la maison et, pour ceux qui rencontrent déjà des difficultés, nous leur apportons des conseils personnalisés », a précisé l’expert Martial Francklin Ngouala Nguila.
Le dispositif mis en place, a-t-il expiliqué, repose sur quatre centres spécialisés, chacun intervenant dans un domaine précis, notamment l’amélioration des techniques culturales et la gestion des maladies des cultures.
Les démonstrations, quant à elles portent, entre autres sur la multiplication des bananiers et de la pomme de terre, ainsi que sur la production des champignons, depuis la fabrication de la semence jusqu’à la récolte.
S’agissant de la myciculture aussi appelé fungiculture, M. Ngouala Nguila a signifié que c’est la technique agricole permettant de cultiver et de produire des champignons, principalement comestibles, dans des milieux contrôlés comme des champignonnières. Elle permet ainsi de produire des espèces telles que le champignon de Paris, le shiitake, la pleurote ou le champignon noir.
Cette technique commence par la semence, appelée mycélium, produite à partir du champignon-mère, avant la préparation du substrat (rafles de maïs, paille, feuilles de bananier, selon les ressources locales), qui est ensuite stérilisé pour assurer une bonne production. « Comme pour toute culture, il faut une bonne semence et un milieu bien préparé », a-t-il précisé.
Selon lui, le public composé notamment d’élèves et de groupements a appris, à cette occasion, la différence entre l’agriculture hors-sol et l’agriculture en sol. Il a rassuré que les services d’appui sont proposés aux producteurs, notamment pour l’installation des pépinières directement sur site, grâce à l’envoi d’équipes techniques pour des formations de proximité.
Saluant le succès de cette 1re édition, il a plaidé pour un renforcement de la communication autour de ces initiatives. « Il est important que cela continue, afin que les Congolais puissent apprendre davantage à produire eux-mêmes, même sur de petites superficies », a-t-il conclu. (ACI)





