Brazzaville, 17 Août (ACI) – Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, a sollicité l’implication de la diaspora congolaise dans le prochain Plan national de développement (Pnd) en cours d’élaboration, à l’ouverture de la rencontre des Congolais de l’étranger, organisée à Brazzaville.
« Le Gouvernement entend faire de la diaspora congolaise un véritable levier d’investissement, d’innovation et de transfert de compétences », a souligné le Premier ministre lors de cet entretien, le 13 août à Brazzaville.
Cette rencontre placée sous le thème « La République du Congo, terre d’opportunités pour tous » a été organisée dans le cadre de la célébration des festivités des 66 ans d’indépendance de la nation.
M. Makosso a souligné que les Congolais vivant à l’étranger ne sont pas des observateurs de la vie nationale, mais des « Partenaires au développement » à travers leurs compétences, expériences, réseaux et capacités d’investissement afin de contribuer à la marche du pays.
Selon lui, la contribution de la diaspora est déjà perceptible à travers les transferts financiers, destinés notamment à l’aide familiale, à l’investissement, à la construction, à l’éducation et à la santé. Ces transferts sont passés de 11,6 milliards de FCFA en 2023 à 24,3 milliards en 2024, puis à 32,5 milliards en 2025.
Pour le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, M. Constant Serge Bounda, la diaspora constitue une richesse nationale, notamment dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle, la santé, l’agriculture, l’ingénierie, la finance, les industries culturelles et créatives.
Il a appelé à transformer ces compétences en investissements, transferts de savoir-faire, innovations et emplois, en simplifiant les démarches administratives et en renforçant l’accompagnement des porteurs de projets.
De son côté, le porte-parole de la délégation des Congolais de l’étranger M. Maryne Loti Loutanadio, a plaidé pour la création d’un véritable écosystème de la diaspora, associant l’État, représentations diplomatiques et consulaires, secteur privé, institutions financières et organisations de la diaspora.
Il a également proposé la mise en place d’un « parcours de l’investisseur de la diaspora », permettant aux porteurs de projets d’être informés, orientés et accompagnés dans leurs démarches. « Investir exige de la visibilité, de la sécurité, de la lisibilité et de l’accompagnement », a-t-il déclaré.
Cette volonté de mobiliser les compétences de la diaspora a été illustrée par le témoignage de Mme Marie-Céleste Bagnakana, engagée dans le développement des technologies et de l’intelligence artificielle en Afrique.
Elle a présenté des expériences menées au Togo, au Botswana et à la Barbade dans les domaines des centres de données, de la gestion des données minières et des services publics numériques. Certaines de ces solutions, notamment une interface permettant aux citoyens d’accéder aux services publics via WhatsApp et dans leur langue, pourraient, selon elle, être mises en place au Congo.
Au terme des échanges, les membres du gouvernement ont apporté, chacun dans son domaine de compétence, des réponses aux préoccupations exprimées par cette tranche des Congolais. (ACI)

