Brazzaville, 18 Août (ACI) – L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (Ocdh) et les organisations de la société civile membres du Consortium des associations pour la promotion de la gouvernance démocratique et de l’État de droit (Capged) ont recommandé, le 17 août à Brazzaville, aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes pour protéger la vie de l’activiste congolais, M. Jonas Fred Makita, détenu à la Maison d’arrêt de Ouesso.
Dans une déclaration rendue publique à Brazzaville, les organisations ont demandé la mise en place d’une prise en charge médicale immédiate, continue et indépendante, ainsi qu’une évaluation complète de l’état de santé de M. Makita. Elles ont également appelé à une enquête indépendante pour le traitement subi en prison.
En outre, elles ont exhorté le gouvernement et le ministère de la Justice à réexaminer, dans les meilleurs délais, les conditions et la nécessité du maintien en détention de M. Makita, compte tenu notamment de son état de santé, et à envisager toute mesure judiciaire permettant de préserver sa vie.
De même, ces organisations ont sollicité que la situation procédurale actuelle de l’activiste et les fondements juridiques de son maintien en détention, soient clarifiés, pour garantir son droit à un procès équitable et les moyens nécessaires à l’exercice effectif de sa défense.
S’agissant de l’administration pénitentiaire, elles ont suggéré de garantir à M. Makita l’accès aux soins de santé, l’accès régulier de sa famille et de ses avocats, ainsi que des conditions de détention conformes aux normes nationales et internationales applicables.
Ces organisations ont aussi appelé la Commission nationale des droits de l’homme à effectuer, dans les meilleurs délais, une visite indépendante auprès de M. Makita, tant dans la structure médicale où il serait pris en charge qu’à la Maison d’arrêt de Ouesso.
D’après les informations à la disposition des proches, l’intéressé aurait été admis à la Clinique Securex de Ouesso à la suite d’une crise consécutive à une grève de la faim entamée plus tôt. La famille aurait également fait état de difficultés financières pour assurer la continuité de sa prise en charge médicale.
En détention depuis plusieurs mois, ils ont souligné que les préoccupations relatives à la durée de la détention de M. Makita, à l’évolution de la procédure judiciaire et aux garanties d’un procès équitable restent entières. (ACI)

