Congo/Droits de l’homme : Le Capged déplore l’annulation de la conférence de presse de l’Ocdh au Cinu

177
Les membres du Capged lors de la conférence de presse.

Brazzaville, 10 Mars (ACI) – Le Consortium des associations pour la promotion de la gouvernance démocratique et de l’État de droit (Capged) a dénoncé l’annulation d’une conférence de presse de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (Ocdh), initialement prévue le 27 février au Centre d’information des Nations Unies (Cinu), à Brazzaville.

Dans une note de position publiée le 9 mars dans la capitale congolaise, ce regroupement d’organisations de la société civile a exprimé sa ‘’vive préoccupation’’ face à cette décision du système des Nations Unies au Congo, la qualifiant de « restriction de l’espace civique ».

Selon le Capged, cette décision soulève des interrogations quant au rôle de neutralité que l’institution devrait jouer dans l’accompagnement des initiatives portées par les organisations de la société civile.

La conférence de presse, qui devait réunir des journalistes, des représentants d’institutions nationales ainsi que des partenaires diplomatiques, avait pour objectif de permettre à l’Ocdh de présenter son rapport 2026.

Selon la source, les organisateurs ont été informés, quelques heures avant la tenue de l’activité, que la rencontre ne peut plus se dérouler dans les locaux du Cinu car, elle pourrait provoquer un trouble à l’ordre public. L’Ocdh a finalement organisé cette conférence dans ses propres locaux.

Dans sa note, le Capged a appelé le système des Nations unies à préserver son indépendance et à poursuivre son appui aux initiatives de la société civile, à promouvoir et à défendre les droits humains.

«Nous sommes des partenaires privilégiés du système des Nations unies et leurs relais sur le terrain. Cette situation nous amène à nous interroger sur d’éventuelles interférences extérieures, au regard du contexte », a déclaré le coordonnateur du mouvement citoyen Ras Le Bol, M. Bertrand Meunier Kounianga.

A cet effet, le consortium a recommandé l’ouverture d’un dialogue entre les autorités congolaises, les Nations Unies et les organisations de la société civile, afin de prévenir la répétition de telles situations. (ACI)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici