Brazzaville, 20 Sept (ACI) – Le gouvernement congolais entend renforcer la contribution du secteur privé pour diversifier l’économie nationale, et accélérer les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, a déclaré le 17 septembre à Brazzaville, le ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, M. Ludovic Ngatsé.
S’exprimant à la présentation du Diagnostic-pays du secteur privé (Cpsd) de la République du Congo, élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et la Société financière internationale (Ifc), M. Ngatsé, a fait savoir que cette orientation intervient dans un contexte marqué par la réduction des marges de manœuvre budgétaires de l’État, après une décennie de chocs interne et externe.
« Cette situation nous a donc conduits à repenser notre modèle de développement qui assume de donner une part prépondérante au secteur privé », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de placer la rentabilité, la transparence, la libre concurrence, l’accès au marché, l’amélioration du climat des affaires et la sécurisation des investissements au cœur des réformes publiques.
Le diagnostic relève plusieurs contraintes qui limitent le développement du secteur privé congolais, entre autres, la forte dépendance à l’égard du pétrole, les faiblesses du climat des affaires, les difficultés d’accès au financement et à l’électricité.
Le rapport identifie, par ailleurs, quatre secteurs présentant un potentiel pour soutenir la diversification de l’économie, à savoir la transformation du bois, les services logistiques liés au corridor Pointe-Noire-Brazzaville, les chaînes de valeur du maïs et l’aquaculture.
Pour le ministre, ces filières peuvent contribuer à la création d’emplois, au développement des chaînes de valeur locales et au renforcement de la sécurité alimentaire. Les recommandations du Cpsd feront l’objet d’un dialogue avec le secteur privé dans les prochaines semaines afin de dégager des mesures susceptibles d’accélérer le développement des secteurs ciblés, a-t-il indiqué.
« Le moment est venu de passer du diagnostic à l’action. Les opportunités sont désormais clairement identifiées, tout comme les contraintes à lever, les partenaires à mobiliser et les instruments à mettre en œuvre », a souligné le directeur de division pour l’Afrique centrale et le Nigeria de l’Ifc, Olivier Buyoya.
En effet, le CPpsd trace une feuille de route concrète pour transformer ces possibilités en investissements productifs, en emplois et en croissance inclusive, a poursuivi M. Buyoya.
En outre, il a fait savoir que le secteur privé est appelé à investir, innover et développer des partenariats, tandis que les partenaires au développement devraient coordonner davantage leur appui autour des priorités nationales.
Pour sa part, la représentante de la Banque mondiale au Congo a indiqué que le diagnostic constituait un point de départ pour approfondir le dialogue avec les acteurs économiques, éclairer les décisions publiques et orienter l’action collective.
La présentation du diagnostic intervient alors que le Congo prépare son prochain Plan national de développement (Pnd), appelé à définir les principales orientations de l’action publique pour les prochaines années.(ACI)

