Congo/Economie : Renforcement de la transparence dans le secteur extractif

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Le président du comité national de l’ITIE entouré des ministres en charge de l’environnement et de l’économie forestière

Brazzaville, 26 Juil (ACI) – Le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) de la République du Congo s’est réuni le 24 juillet à Brazzaville pour établir le cadre du prochain rapport ITIE, prévu avant la fin de l’année 2025.

Cette deuxième réunion statutaire de l’année, présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Christian Yoka, a également vu la participation des ministres de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, ainsi que de l’Économie forestière, Mesdames Arlette Soudan-Nonault et Rosalie Matondo.

M. Yoka a salué l’engagement des parties prenantes dans l’application des principes de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources naturelles du pays. Il a rappelé que plusieurs dossiers demeurent en suspens, notamment l’adoption du rapport de cadrage et la consolidation des données essentielles à la production du prochain rapport ITIE.

Cette session se déroule dans un contexte de réformes initiées par le gouvernement pour renforcer la gestion, la traçabilité et la transparence des revenus issus du secteur extractif. Elle vise à dresser un état d’avancement des projets, identifier les défis persistants et proposer des solutions adaptées pour répondre aux exigences de l’ITIE.

Les participants à la deuxième réunion statutaire de l’ITIE

Par ailleurs, le président du comité national a souligné la nécessité d’appliquer avec rigueur les recommandations formulées par le Conseil d’administration de l’organisation internationale ITIE, afin de préparer efficacement la prochaine phase de validation du dossier congolais. Ce rapport portera spécifiquement sur les données de l’année 2024, marquant la deuxième publication de ce type prévue cette année.

Les discussions ont également porté sur les mécanismes à mettre en place pour améliorer le fonctionnement général de l’initiative, notamment la création de commissions thématiques et l’organisation du processus de validation.

Interrogé sur le niveau de préparation du pays en vue de sa prochaine validation par le Secrétariat international de l’ITIE, M. Florent Michel Mokoko a reconnu que le Congo n’était pas encore prêt, des mesures correctives devant encore être mises en œuvre. « Nous avons un an pour répondre aux recommandations, engager des réformes structurelles et améliorer la gouvernance dans le secteur extractif », a-t-il déclaré.

Cette réunion s’inscrit dans les efforts continus du Congo pour renforcer la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance dans la gestion de ses ressources naturelles. (ACI)