Congo/Energie : Vers la réhabilitation du Réseau de transport de l’électricité Pointe-Noire-Brazzaville

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Le ministre remettant le morceau de conducteur.

POINTE-NOIRE, 28 AOUT (ACI) – Les travaux de réhabilitation et de renforcement du Réseau de transport de l’électricité reliant Pointe-Noire à Brazzaville, sur un linéaire d’environ 500 km de la ligne 220 Kilovolt, ont démarré récemment en République du Congo, afin d’améliorer la qualité et la déserte en électricité pour toutes les catégories sociales.

Confiés à la société Eni-Congo, les travaux de cette infrastructure  ont été lancés à Loudima, dans le département de la Bouenza, par le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, M.  Émile Ouosso, en remettant symboliquement un morceau de conducteur d’électricité au directeur général d’Eni Congo, M. Andrea Barberi.

«(…) la fin de tous ces travaux devra couronner tous les problèmes que nous trouvons en ce moment en tant que consommateur», a déclaré le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, en présence de ces collègues en charge des Affaires sociales et de la Recherche scientifique.

En effet, ce Réseau qui date de 1982, s’est affaissé, et beaucoup d’organes et d’équipements sont à remplacer, car il enregistre d’énormes pertes de l’énergie produite à la Centrale électrique  du Congo (CeC). Sur les 327 mégawatts mis à la disposition de Brazzaville, moins de 200 y parviennent, soit un total de plus de 100 mégawatts de perte.

Les travaux de ce Réseau concernent, entre autres, la réhabilitation de six postes dont ceux de Mindouli, Loudima, M’Bondji, Mongo-Nkamba II, Mongo-Nkamba I et Ngoyo, incluant l’installation des compensateurs statiques aux postes de Loudima et Mindouli ainsi qu’un système de surveillance et de renforcement de certains pylônes et des conducteurs sur l’ensemble du tracé.

 «Nous avons commencé depuis un mois, désormais nous sommes encadrés dans le respect strict de l’art et de la qualité de ces travaux parce que nous connaissant l’importance pour renforcer et moderniser le Réseau de la République du Congo, donc nous sommes engagés, nous le restons», a-t-il martelé le directeur général d’Eni, mesurant l’ampleur de la tâche que lui a confiée le gouvernement congolais.

Aux côtés de l’État congolais, Eni-Congo restera un partenaire résolu et engagé, mobilisant innovation, expertise et responsabilité, a-t-il dit, ajoutant que l’énergie ne doit pas seulement alimenter les industries, elle doit éclairer l’avenir de la jeunesse, favoriser la création d’emplois, et consolider les fondements d’un avenir de croissance pour le pays.

Par ailleurs M. Barberi  a rappelé que c’est dans cette même perspective que s’inscrit le rôle de la Centrale électrique du Congo, véritable pilier du système énergétique national. Fruit d’un partenariat public-privé entre l’État congolais (80 %) et Eni Congo (20 %), la CeC produit à ce jour plus de 70 % de l’électricité du pays grâce à ses trois turbines à gaz, avec un taux de fiabilité dépassant les 98 %. (ACI)