Congo/Energie : Vers l’accélération de l’électrification en zone rurale

Brazzaville, 08 Sept (ACI) – Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, M. Emile Ouosso, a réaffirmé, le 5 septembre dernier à Brazzaville, la volonté du gouvernement de renforcer l’électrification du pays, en milieu rural, à travers le Programme d’électrification des zones rurales (Pezor).

Au cours d’une réunion avec des ambassadeurs et partenaires financiers, le ministre en charge de l’Energie a présenté le programme à ses hôtes, relevant que le taux de couverture en électricité, a atteint environ 10 %, en zone rurale contre 64 % en milieu urbain, en tenant compte des branchements illicites.

«Ces taux sont faibles. L’absence d’électricité ralentit ou bloque les investissements industriels et commerciaux, ainsi que les activités sociales, artistiques et touristiques. Depuis deux ans et demi, nous nous déployons pour apporter des corrections à ces faiblesses structurelles », a-t-il déclaré.

Ainsi, le gouvernement et le Pnud ont élaboré le projet Pezor, estimé à près de 211 milliards de Fcfa. Ce programme comporte deux volets. Le premier porte sur la micro-hydroélectricité, avec l’étude de 19 sites dont les puissances varient de 31 à 5 000 kW, pour l’électrification de plusieurs localités réparties dans 19 districts.

Le second concerne l’installation de 257 mini-centrales solaires photovoltaïques, la réhabilitation de cinq barrages, la mise en place de 19 microcentrales hydroélectriques, l’installation de 1 880 lampadaires solaires et la construction de 243 kilomètres de lignes de distribution.

En perspective, les deux partenaires ont décidé de lancer un projet pilote de mini-réseaux autour des micro-centrales hydroélectriques de Lébama 28 Mw, Itsibou 1500 kw, Foula 800 kw ainsi que de Mayoko 10 Mw et Komono 2 Mw.

L’objectif est de réaliser, d’ici à 2030, environ 700 000 nouveaux branchements en zone urbaine, pour atteindre 2,1 millions d’abonnés, et entre 106 000 et 150 000 branchements en zone rurale, tout en soutenant l’installation des bases industrielles minières.

Le coût estimatif global du projet est évalué à 87 milliards de Fcfa, dont 65 milliards pour la construction des centrales, 14,9 milliards pour les lignes haute tension, 5,8 milliards pour les réseaux de distribution et 779 millions pour les études.

À cette occasion, M. Ouosso a appelé les partenaires techniques et financiers à accompagner ce programme «crucial pour le bien-être des populations et le développement économique du Congo».

De son côté, la représentante du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a appelé à renforcer la coordination et l’alignement des appuis techniques et financiers au gouvernement. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

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