Brazzaville, 20 Déc. (ACI) – L’initiative des crèches communautaires, portée par des femmes appelées ‘’Mama Mobokoli’’, répond à un besoin essentiel dans les quartiers populaires de Brazzaville, en offrant une garde d’enfants de qualité, permettant aux mères de concilier facilement leurs responsabilités professionnelles et familiales.
La qualité d’accueil et d’encadrement des «Mama Mobokoli» attirent une clientèle grandissante composée de vendeuses, élargie à la communauté riveraine du marché. En quelques semaines, les demandes d’inscriptions ont afflué, au point où, à la mi-octobre 2025, la crèche du marché Soukissa affichait 39 enfants inscrits sur un maximum de 36 attendus, a confirmé la gestionnaire du projet, Mme Barth Oko, à Medrac Africa.
Tandis que celle du marché Total comptait 65 enfants inscrits sur 60 attendus. « Le besoin est réel », a-t-elle poursuivi. «Nous poursuivons l’identification des sites pour la création d’autres crèches non seulement à Brazzaville, mais aussi à Pointe-Noire », a ajouté la gestionnaire.
Au total 16 ‘’Mama Mobokoli’’ ont été formées dans la première cohorte du projet. Cinq d’entre elles travaillent à la crèche du marché Soukissa, la toute première ouverte à Brazzaville en juillet 2025. Six autres femmes ont été affectées à la 2e crèche au marché Total de Bacongo, dans le 2e arrondissement de la capitale, inaugurée en octobre dernier, l’un des plus grands de la ville.
Dans le cadre de ce projet, Mme Jocelyne Mpila, âgée de 34 ans, a été Sélectionnée pour une formation de trois mois. Assise au milieu d’une dizaine d’enfants de moins de 3 ans, elle s’applique à leur apprendre la prononciation de nouveaux mots par des activités ludiques. D’un sourire, elle en encourage certains, rappelle gentiment d’autres à la discipline d’un simple regard, et console les plus timides d’un geste affectueux.
Ces initiatives ont été mise en œuvre en partenariat avec l’Ong Medrac Africa, dans le cadre d’un projet de développement de crèches communautaires inspiré de l’initiative Kidogo au Kenya.
Cet Ong vise à former une vingtaine de «Mamapreneurs», puis à les accompagner dans leur insertion professionnelle dans des crèches offrant des services de garde d’enfants de qualité à moindre coût. Le projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (Psipj) connaît un succès rapide. Celui-ci annonce l’émergence d’autres crèches dans d’autres villes comme Pointe-Noire. (ACI)





