Brazzaville, 20 Déc (ACI) – L’application stricte des procédures Hact constitue à la fois une exigence institutionnelle et une garantie de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources financières du Fond des Nations unies pour la population (Unfpa), a récemment relevé la responsable des opérations internationales de cet organisme onusien, Mme Catia Dupreville.
Elle s’exprimait lors d’un exposé consacré aux principes fondamentaux de l’Approche harmonisée de transfert de fonds (Hact), présenté à l’occasion de l’atelier sur la revue annuelle 2025 et la planification 2026, organisé les 15 et 16 décembre à Brazzaville par l’Unfpa, en collaboration avec le gouvernement congolais.
Selon Mme Dupreville, l’approche Hact vise à rappeler les règles encadrant l’accès aux financements de l’institution, établir le lien entre l’évaluation des risques et les modalités de décaissement des fonds de financement des Plans de travail annuels (Pta) et à identifier les principaux défis opérationnels afin d’y apporter des réponses concertées.
La responsable des opérations internationales du Unfpa a précisé que le plan de travail constitue, dans le cadre du Hact, l’unique mécanisme de budgétisation et de décaissement des fonds du programme. À ce titre, il doit recenser l’ensemble des activités et des dépenses prévues, et faire l’objet d’une validation et d’une signature préalables de l’Unfpa avant tout décaissement.
Elle a fait savoir que cette micro-évaluation initiale permet d’analyser les dispositifs de contrôle interne du partenaire, notamment les systèmes financiers, la gestion et les ressources humaines, afin de déterminer le niveau de risque, a-t-elle fait savoir, soulignant en outre, l’importance de l’évaluation des partenaires, qu’il s’agisse des organisations de la société civile ou des institutions publiques.
En fonction de cette évaluation, les modalités de financement varient. Lorsque le risque est faible, les fonds peuvent être avancés au partenaire, sous réserve d’un suivi renforcé à travers des rapports financiers périodiques et des audits ciblés. En revanche, en cas de risque élevé, le financement s’effectue par des paiements directs aux fournisseurs ou bénéficiaires au nom du partenaire, assortis d’un contrôle préalable des pièces justificatives.
Ouvrant les travaux de l’atelier, la représentante résidente de l’Unfpa au Congo, Mme Agnès Kayitankoré, a rappelé l’importance d’une gestion rigoureuse des fonds dans le cadre des partenariats avec le gouvernement congolais et les organisations de la société civile, dont la Croix-Rouge congolaise.
A ce propos, elle a mis en avant les mécanismes de contrôle en vigueur, reposant sur des audits internes de l’Unfpa et des audits externes des partenaires, destinés à garantir la bonne utilisation des ressources et la fiabilité des rapports financiers. (ACI)





