Congo/Economie : La loi de finances rectificative 2025 dégage un excédent budgétaire de 352 milliards FCFA

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Le ministre en charge des Finances devant les sénateurs.

Brazzaville, 20 Déc. (ACI)- Le Sénat a adopté le 18 décembre à Brazzaville, le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2025, dont le budget prévisionnel s’élève à 2550 milliards 694 millions FCFA en recettes, et 2 à 198 milliards 794 millions FCFA en dépenses.

Dégageant un excédent budgétaire de 352 milliards FCFA, cette révision est conforme aux modifications apportées à la loi n°47-2024 du 30 décembre 2024, en application de l’article 29 de la loi organique n°36-2017.

Lors de la présentation, le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, M. Christian Yoka, a expliqué que ce réajustement était nécessaire face aux contraintes internationales et aux impératifs nationaux, nécessitant une allocation plus ciblée des ressources.

« Il a apparu opportun de redéfinir certaines priorités en matières de dépenses d’investissement, compte tenu des tendances observées au cours du premier semestre 2025. Ainsi, certains crédits d’investissements non consommés au cours de cette période, ont été réorientés vers des travaux de voiries urbaines de Brazzaville et Pointe-Noire», a-t-il expliqué.

Le budget révisé conserve l’équilibre du budget initial et maintient la même structuration, avec 21 dotations et 148 programmes pour les institutions et ministères. Il reste en ligne avec les objectifs du Plan national de développement 2022-2025.

Concernant la rationalisation des dépenses publiques, y compris la réduction des missions officielles à l’étranger, M. Yoka a précisé que pour l’exercice 2025, les prévisions de dépenses liées aux missions officielles à l’étranger sont estimées à 11 milliards de FCFA, tandis que les mandatements arrêtés au 30 novembre se chiffrent à 6,4 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 58%.

L’impact réel de ces mesures de restriction ne pourra toutefois être évalué qu’à la clôture de l’exercice budgétaire, a-t-il ajouté.

Les sénateurs lors de la séance plénière.

Par ailleurs, M. Yoka a rappelé que le Congo respecte ses engagements auprès du Fmi, avec des évaluations positives sur la stabilité macroéconomique, la gestion budgétaire et la transparence de la dette. Cependant, bien que des réformes aient été mises en place, leurs effets sur les conditions de vie des populations restent progressifs.

«Sans ce programme avec le Fmi, la situation économique et sociale du pays aurait été nettement difficile, compromettant le paiement des salaires, le financement des investissements publics et l’accès aux financements extérieurs. Le dispositif a ainsi joué un rôle de filet de sécurité, évitant une crise plus profonde », a-t-il affirmé.

Pour leur part, les sénateurs ont appelé à une meilleure maîtrise des finances publiques et à un renforcement des investissements sociaux pour améliorer le bien-être des citoyens. Outre ce projet, le Sénat a également approuvé le projet de loi portant règlement définitif du budget de l’Etat 2024. (ACI)