Brazzaville, 20 Déc (ACI) – Les participants à l’atelier de lancement du programme intégré de l’Alliance pour un Congo vert et souverain, ont suggéré le 17 décembre à Brazzaville, l’organisation à brève échéance, d’une rencontre de l’ensemble des parties prenantes pour finaliser le cadre logique du programme et renforcer son rôle national de pilotage sur les initiatives liées au climat, à la biodiversité et aux marchés du carbone.
Outre ladite suggestion, une série de recommandations a été retenue pour structurer un marché carbone national crédible et accélérer l’opérationnalisation de cette Alliance, en tant que cadre de coordination des actions climatiques, environnementales et de valorisation du carbone au Congo.
Au terme des travaux, les participants ont également préconisé le renforcement des dispositifs institutionnels, juridiques et réglementaires encadrant les stratégies nationales à faible émission de carbone et de conservation de la biodiversité.
Ils ont, entre autres, insisté sur la nécessité de développer des projets intégrés à fort impact, notamment dans la protection, la restauration et la gestion durable des forêts et des mangroves, considérées comme des puits de carbone stratégiques.
Ces recommandations portent également sur le renforcement des capacités nationales et locales en matière de gouvernance climatique, de suivi, de reporting et de traçabilité des actions et des crédits carbone. À cet effet, les participants ont souligné l’importance de garantir une participation effective des femmes, des jeunes, des communautés locales et des peuples autochtones dans la conception et la mise en œuvre des projets.
Ces derniers ont appelé à la consolidation des partenariats avec les partenaires techniques et financiers, les bailleurs de fonds, le secteur privé, la société civile, les universités et les institutions de recherche.

Selon eux, la mobilisation de mécanismes de financement innovants figure parmi les priorités retenues, à travers des programmes de petites subventions destinés à soutenir les initiatives communautaires locales, afin d’assurer une meilleure appropriation des actions environnementales par les populations bénéficiaires.
Clôturant les travaux, la ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, également secrétaire exécutive de la Commission climat du Bassin du Congo, Mme Arlette Soudan-Nonault, a salué l’engagement des parties prenantes.
Elle a souligné que l’Alliance pour un Congo vert et souverain traduit une vision collective d’un développement durable fondé sur la protection des écosystèmes, la souveraineté nationale et l’amélioration du bien-être des populations.
Pour sa part, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a estimé que ces instruments devraient permettre une accélération des impacts à partir de 2026, tant au niveau national que dans l’ensemble des 17 États membres de la Commission climat du Bassin du Congo.
L’atelier marque une étape déterminante vers la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement vert intégrant les économies verte, bleue, circulaire et solidaire, la gestion des risques de catastrophes et la promotion d’un marché carbone national structuré et souverain. (ACI)





