Brazzaville, 31 Mars (ACI) – La ministre de l’Environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Mme Arlette Soudan-Nonault, a invité le 30 mars à Brazzaville, les acteurs publics à s’engager activement à réduire de moitié le gaspillage alimentaire pour rimer avec l’objectif zéro déchet.
Il s’agit des chefs d’entreprises, commerçants, restaurateurs, décideurs publics, organisations de la société civile et les ménages, a-t-elle fait savoir dans la déclaration du gouvernement, prononcé à l’occasion de la journée internationale du zéro déchet, placée sous le thème «Lutte contre le gaspillage alimentaire».
A cette occasion, la ministre en charge de l’Environnement a demandé à ces acteurs de mener des campagnes de sensibilisation de proximité, de réduire la production de déchets à la source et d’adopter, au quotidien, des comportements vertueux, pour rimer avec la thématique de ladite journée.
Selon Mme Soudan-Nonault, la réduction des déchets est un levier que le Congolais doit actionner pour bâtir un modèle de société bas carbone. «Lorsque les aliments sont perdus ou jetés, toutes les ressources mobilisés, l’eau, la terre, l’énergie, le travail et le capital, sont purement et simplement sacrifiées », a –t-elle expliqué.
En effet, l’évacuation des pertes alimentaires dans les décharges génère des émissions de gaz à effet de serre équivalant à 10 % des émissions globales, avec une forte concentration de méthane, a précisé la ministre en charge de l’Environnement, ajoutant que ces émissions sont cinq fois supérieures à celles du secteur de l’Aviation.
Sur le plan économique, les coûts de ce gaspillage sont évalués à environ 1000 milliards de dollars par an, a souligné la ministre du développement durable, précisant que le gaspillage n’est pas seulement un problème des Etats riches, mais aussi celui des pays en développement comme le Congo.
Dans ce cadre, elle a déploré la perte de beaucoup de nourriture dans les pays en développement comme le Congo à cause de problèmes de réfrigération et du manque d’infrastructures de stockage adéquates.
Le pays dispose de l’expertise technique, des connaissances scientifiques et des savoirs endogènes nécessaires pour innover et trouver des solutions pérennes, a fait savoir Mme Soudan-Nonault.
Face à la menace insidieuse des déchets, la République du Congo a, depuis 2011, pris des dispositions pour lutter contre la pollution plastique, notamment le décret du 20 juillet 2011 réglementant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs plastiques, a rappelé la ministre. (ACI/ Allegra Maposso/ Kesnov Medurin Ngouolali)

