
Brazzaville, 09 Déc (ACI) – Les organisations de la société civile (Osc) impliquées dans la gouvernance forestière ont lancé, le 9 décembre à Brazzaville, un processus de concertation destiné à renforcer leur participation dans l’élaboration des textes d’application du Code forestier de 2020.
Réunies lors d’un atelier national organisé par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (Ocdh), en collaboration avec la Plateforme pour la gestion durable des forêts (Pgdf), le Réseau des femmes pour le développement durable (Refadd) et le Réseau national des populations autochtones du Congo (Renapac), les Ocs entendent structurer sa contribution au sein du Groupe de travail multi-acteurs (Gtma), chargé d’appuyer la rédaction des textes réglementaires.
La rencontre avait également pour objectif de déterminer, de manière concertée, les textes d’application que les Osc jugent prioritaires pour une mise en œuvre effective du Code forestier. Les analyses devront s’appuyer sur les projets préparés par le Cabinet Terea, missionné pour conduire ce travail technique.

Ouvrant les travaux, le conseiller administratif et juridique du ministère de l’Économie forestière, M. Guy Saturnin Tseta, a rappelé que la participation conjointe de l’administration, du secteur privé et de la société civile constitue “un levier essentiel pour garantir l’efficacité des futures dispositions”.
Pour sa part, la directrice exécutive de l’Ocdh, Mme Cynthia Nina Kiyindou-Yombo, a insisté sur la nécessité de permettre aux organisations de la société civile d’intervenir de façon cohérente dans le processus de réglementation. «L’identification collective des textes prioritaires est indispensable pour assurer la transparence, l’inclusion et redevabilité », a-t-elle déclaré.
De son côté, le représentant de l’Institut européen des forêts (Efi), M. Jim Djontua, a souligné qu’en dépit de l’adoption du Code forestier, il y a quatre ans, le nombre de textes attendus restent en suspens.
Selon lui, ce nouveau projet contribuera à renforcer les capacités des plateformes, notamment en ce qui concerne la prise en compte des femmes et des communautés autochtones dans les futures mesures d’application.
A l’issue de l’atelier, les acteurs devraient arrêter un cadre de travail commun destiné à suivre et à accompagner les réformes en cours, dans la perspective d’une gestion durable et inclusive des forêts congolaises.
Financé à hauteur de 60 000 euros par le Foreign, Commonwealth & Development Office (Fcdo), avec l’appui technique de l’Efi, ce projet s’inscrit dans la phase 2 du programme Forêt, gouvernance, marché et climat (Fgmc2).
Il s’intègre aux engagements pris par le Congo dans le cadre de l’Accord de partenariat volontaire (Apv-Flegt) conclu avec l’Union européenne, notamment pour finaliser les textes inscrits à l’annexe IX du dispositif. (ACI




