Congo/Politique : Le dialogue national prône l’amélioration du système électoral pour préserver la paix

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Une vue des participants à la concertation nationale

BRAZZAVILLE, 20 FEV (ACI) – Les participants au dialogue politique de Djambala se sont accordés, le 18 février dans le chef-lieu du département des Plateaux, sur les engagements politiques garantissant la paix et l’unité nationale.

Intervenant sur la qualité des décisions issues de ces assises, ils ont salué les conclusions de cette concertation nationale, riche en recommandations appelant à l’amélioration du système électoral congolais.

Intervenant sur les attentes des résultats de cette concertation nationale, les participants de toutes les parties prenantes appellent à l’application des conclusions afin de garantir un processus électoral participatif à l’avenir. 

« Que l’on ne tourne pas en rond. Nous voulons que ces assises témoignent la volonté de tous de s’unir pour bâtir un avenir meilleur pour le pays », a dit Claudine Munari, présidente du Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (Must).

Les présidents du Mouvement républicain (Mr) et le président du Congrès des démocrates africains (Codema), respectivement MM. Destin Gavet, candidat à l’élection présidentielle et Chris Antoine Walembaud, estiment attendre du gouvernement l’application de toutes ces intentions.

S’exprimant sur ce sujet, le secrétaire permanent chargé à la communication du Parti congolais du travail (Pct), M. Romuald Parfait Iloki a précisé que l’application des conclusions de cette concertation est soumise à un processus qui implique le gouvernement et le Parlement.

« Ce que nous faisons ici ne s’appliquera pas automatiquement. Quand nous faisons une recommandation par exemple sur la biométrie, il faut que l’Etat s’organise de sorte que la loi soit prise au niveau du gouvernement, ensuite validée à l’Assemblée nationale. Donc c’est pour dire que la résultante ou les recommandations portées par la concertation politique ici ne sont pas applicables immédiatement. Encore faut-il qu’il y ait une démarche à suivre », a-t-il expliqué.

Pour sa part, le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non-gouvernementales, M. Céphas Germain Ewangui, a rappelé le rôle de médiateur de son institution entre l’opposition et la majorité présidentielle.

 « En tant que société civile, nous servons de pont entre le gouvernement et l’opposition pour éviter les boycotts et favoriser le consensus », a-t-il indiqué.

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