Congo/Santé : Des médecins formés sur les algies pelviennes aiguës pour améliorer la qualité du diagnostic

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Le personnel médical lors de l'atelier de formation.

Brazzaville, 05 Mars (ACI) – Le personnel médical de l’hôpital de référence du district sanitaire de Talangaï a pris part, le 4 mars à Brazzaville, sur un enseignement post-universitaire (Epu), consacré à la prise en charge des algies pelviennes aiguës chez la femme en âge de procréer, en vue d’améliorer la qualité du diagnostic et du traitement de cette pathologie.

Organisé par le service de la coordination des affaires médicales, cet atelier s’inscrit dans la dynamique de renforcement qualitatif et quantitatif des soins au sein de l’établissement hospitalier. Placé sous le thème «Algie pelvienne aiguë de la femme en âge de procréer», il vise à améliorer la prise en charge thérapeutique des douleurs pelviennes par une approche interdisciplinaire.

A cet effet, le docteur Ouemeyi Ibara Vérina a expliqué lors de la présentation que les algies pelviennes aiguës correspondent à des douleurs situées au bas-ventre de la femme en âge de procréer. Elle a précisé que ces douleurs peuvent parfois cacher des pathologies graves pouvant engager le pronostic vital, telles que la Grossesse extra-utérine (Geu), la torsion d’annexe ou encore l’appendicite aiguë.

Selon elle, les causes des algies pelviennes sont multiples et peuvent être d’origine digestive, gynécologique ou infectieuse, notamment dans le cas des infections génitales hautes liées aux chlamydias ou encore des myomes utérins.

Cependant,  le docteur Ouemeyi Ibara a fait savoir que le traitement dépend de la cause identifiée. En signifiant qu’une appendicite est prise en charge par une appendicectomie réalisée par les chirurgiens, tandis qu’une Geu peut nécessiter une intervention chirurgicale, telle qu’une salpingectomie.

Poursuivant son propos, elle a expliqué que les règles douloureuses, appelées dysménorrhées, ne font pas partie des algies pelviennes aiguës, car celles-ci sont de nature chronique et cyclique.

Dans son allocution, le directeur de l’hôpital de référence de district sanitaire de Talangaï, M. Firmin Eyikili, a indiqué que cette formation s’inscrit dans le programme annuel de l’établissement, qui met un accent particulier sur la formation continue du personnel médical et administratif.

Le directeur de l’hôtel de référence de district sanitaire de Talangaï à l’ouverture de la formation.

Selon lui, cette initiative vise à amener le personnel médical à renforcer la rigueur dans la démarche diagnostique et à développer un consensus dans la prise en charge des patients.

Par ailleurs, il a souligné l’importance de sensibiliser la population, en particulier les jeunes filles souffrant des algies pelviennes aiguës à se faire consulter dans les structures sanitaires appropriées. Elles doivent comprendre qu’il s’agit d’une pathologie qui nécessite une prise en charge par des médecins spécialisés, notamment les gynécologues, a-t-il précisé.

Ces enseignements ont été initiés au profit des services de chirurgie, de gynécologie-obstétrique, des urgences médicales, de l’imagerie médicale, du laboratoire ainsi que de l’anesthésie-réanimation.

Au cours de cet atelier, les médecins ont suivi une communication consacrée à la sensibilisation sur le papillomavirus humain (HPV), dans le cadre de la prévention des maladies gynécologiques. (ACI)

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