BRAZZAVILLE, 20 JUIN (ACI) – Le Centre national de référence de la drépanocytose “Antoinette Sassou Nguesso” a dressé, le 17 juin à Brazzaville, le bilan des avancées enregistrées depuis sa création en 2015, s’affirmant comme l’un des piliers de la santé publique dans la lutte contre cette pathologie.
Ce bilan a été présenté par le directeur général du centre, le Pr Alexis Elira Dokekias, lors d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Santé dans le cadre de la Journée mondiale de la drépanocytose, célébrée chaque 19 juin, et du 20e anniversaire des États généraux de cette maladie.
A cette occasion, M. Elira Dokekias a souligné que depuis les états généraux sur la drépanocytose, le Centre a réalisé des avancées significatives, ces dernières années, grâce à l’appui de la première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso. Selon lui, le suivi des patients a connu un progrès dans l’ensemble du pays.
” Depuis 2017 le nombre des patients suivis dans ce centre est passé de huit mille à trente-six mille grâce aux travaux réalisés. La fréquence de cette maladie dans les départements a été maîtrisée. Il a été démontré qu’un enfant drépanocytaire de moins de dix-sept ans n’ayant pas connu de problèmes graves de santé, grâce à une greffe peut guérir définitivement de cette maladie de même une femme drépanocytaire enceinte peut désormais mener sa grossesse à terme”, a-t-il expliqué.
En outre, il a indiqué que le Centre Antoinette Sassou Nguesso dispose désormais d’une nouvelle technique de prise en charge des malades, offrant également au pays des avantages dans la prise en charge de la femme enceinte.
Le Pr Alexis Elira Dokekias a fait savoir que le première dame a doté le Centre d’un “Appareil de change transfusionnel” permettant à une femme enceinte atteinte de drépanocytose, dès la 20e semaine, de bénéficier d’une transfusion pour stabiliser son état jusqu’à l’accouchement, avec une seconde séance prévue à la 32e semaine afin d’éviter toute complication.
Ces progrès médicaux permettent aujourd’hui d’envisager la guérison définitive de la drépanocytose chez certains jeunes patients grâce à la greffe, et les femmes drépanocytaires enceintes peuvent désormais mener leur grossesse à terme dans de meilleures conditions.
Répondant à la question sur la prise en charge des patients, le directeur de cabinet du ministère de la santé, le Dr Mounkassa a expliqué que la gratuité de la prise en charge repose sur les subventions publiques et l’élan de solidarité nationale.
Cette conférence a été co-animée par le Dr Mounkassa et le secrétaire général de la Fondation Congo assistance, M. Michel Mongo. Elle a été marquée par la projection d’un documentaire retraçant l’engagement de la première dame Antoine Sassou Nguesso, marraine mondiale de la lutte contre la drépanocytose. (ACI/Audrey Sounguika)





