Brazzaville, 07 Juil (ACI) – Le chef de service neurologique au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (Chu-B), Dr Guislain Armel Pandzou, a insisté sur l’importance de la prévention et prise en charge rapide des Accidents vasculaires cérébraux (Avc), afin de permettre, dans certains cas, une guérison complète sans séquelles.
S’exprimant au cours d’une interview accordée à l’Agence congolaise d’information (Aci), le neurologue a fait savoir qu’il existe deux types d’Avc. Il s’agit de l’Avc ischémique, causé par un caillot sanguin empêchant la circulation du sang vers le cerveau, et l’Avc hémorragique, provoqué par la rupture d’un vaisseau sanguin cérébral.
Dans ce cadre, le Dr. Pandzou a expliqué que lorsqu’un patient est rapidement admis dans une structure sanitaire équipée, un scanner est immédiatement réalisé afin de déterminer le type d’Avc dont il souffre.
Selon lui, en cas d’Avc ischémique, un traitement thrombolytique peut être administré afin de dissoudre le caillot et rétablir la circulation sanguine. «Lorsque le caillot est dissous rapidement, le malade peut récupérer complètement, sans paralysie ni séquelles », a-t-il expliqué.
Le Dr Pandzou a également révélé que le stress chronique et certains troubles psychologiques peuvent indirectement favoriser des Avc, en augmentant les risques d’hypertension artérielle, de diabète et d’autres maladies cardiovasculaires.
Il a précisé que l’Avc fait partie des maladies cardiovasculaires, dans la mesure où toute atteinte du cœur ou des vaisseaux sanguins peut avoir des conséquences sur le cerveau.
A ce sujet, il a précisé que le cardiologue prend principalement en charge les causes cardiovasculaires, l’hypertension artérielle et les maladies cardiaques, tandis que le neurologue s’occupe des conséquences neurologiques et du traitement des maladies du cerveau.
Abordant la question de la prévention, le spécialiste recommande une alimentation équilibrée, la réduction des aliments trop gras, la pratique régulière d’une activité physique, une consommation accrue de poissons, de fruits et de légumes verts.
Il préconise également la réalisation d’un bilan de santé annuel afin de favoriser le dépistage précoce des maladies.
Par ailleurs, le chef de service neurologique a alerté sur la progression des maladies non transmissibles chez les jeunes, qu’il attribue notamment aux changements du mode de vie et aux mauvaises habitudes alimentaires.
Il a également insisté sur la nécessité de conduire sans délai toute personne présentant des signes suspects d’Avc dans une structure sanitaire disposant d’un scanner, afin de distinguer le type d’Avc ischémique en vue d’assurer une prise en charge adaptée.
Au cours de cet entretien, le Dr. Pandzou a rappelé que certains signes doivent alerter immédiatement la population notamment, une déformation de la bouche, une paralyse brusque d’un membre, des troubles de parole ou une perte soudaine de la vision.
Concernant les facteurs de risque les plus fréquents, il a évoqué l’excès du cholestérol, le tabagisme, la consommation abusive d’alcool, le manque d’activité physique et une alimentation riche en graisse.
Maître de conférences agrégé, le Dr Pandzou a recommandé particulièrement aux structures hospitalières spécialisées, où exercent plusieurs neurologues spécialisés de prendre en charge des Avc de façon rapide. (ACI/Flora Service)

