Brazzaville, 28 Oct (ACI) – La cheffe du service de cancérologie du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (Chu-B), le Pr Judith Nsonde Malanda, a appelé, le 27 octobre, les femmes à se faire consulter pour favoriser le dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus.
En marge de la campagne gratuite de dépistage organisée au Chu-B, la spécialiste a souligné que l’apparition d’une petite boule dans le sein, une rétraction du mamelon ou des modifications de la peau peuvent constituer les premiers signes d’un cancer du sein et nécessitent une consultation médicale.
Elle a également alerté sur les signes du cancer du col de l’utérus, notamment les saignements en dehors des règles, les écoulements inhabituels et les douleurs persistantes dans le bas-ventre, qui ne doivent pas être banalisés.
« Le dépistage, c’est la chance de prendre la maladie de vitesse », a-t-elle insisté, précisant qu’une détection précoce permet d’envisager un traitement plus simple, moins lourd et augmente les chances de guérison.
Ouverte du 19 au 30 octobre au Chu-B, cette campagne s’adresse en priorité aux femmes âgées de 25 à 65 ans. La spécialiste a toutefois invité toutes les femmes présentant une anomalie à consulter sans attendre.
Concernant le cancer du col de l’utérus, le Pr Nsonde Malanda a rappelé que le dépistage doit devenir un réflexe dès le début de la vie sexuelle.
Elle est également revenue sur l’idée selon laquelle il n’existe pas un seul type de cancer du sein, mais plusieurs formes de cette maladie. Chaque tumeur possède des caractéristiques propres, identifiables notamment grâce à une étude moléculaire, qui permettent d’orienter le traitement. Ainsi, la prise en charge varie d’une patiente à une autre.
Sur le plan financier, la gratuité concerne actuellement certains traitements hormonodépendants chez les femmes ménopausées. Les autres examens ainsi que le bilan d’extension restent à la charge des patientes. Face à cette situation, des démarches sont en cours auprès du gouvernement pour obtenir davantage de médicaments et réduire les dépenses supportées par les malades.
En attendant, la spécialiste a rappelé l’importance du dépistage précoce, un geste essentiel pour améliorer les chances de guérison. (ACI)

