
BRAZZAVILLE, 17 JUIL (ACI) – Les experts multisectoriels se réunissent, du 16 au 18 juillet à Brazzaville, en session ordinaire du Conseil national de santé afin de repenser la gouvernance du secteur à travers l’actualisation des cadres juridique, managérial, et financier pour un système de santé résilient et efficace.
En effet, le faible financement du secteur de santé, estimé à 4,2% du budget national contre 15% préconisés par la déclaration d’Abuja, rend la gouvernance sanitaire imperfectible, a révélé le ministre de la santé et de la population, M. Jean Rosaire Ibara.
Pour relever ce défi, les parties prenantes doivent explorer, durant 3 jours, des mécanismes de financements innovants, tels que les ressources issues de la responsabilité sociétale des entreprises, des partenaires publics – privés et de la fiscalité sur les produits nuisibles à la santé, a fait savoir le ministre en charge de la Santé.

En ce qui concerne l’amélioration de la gestion des ressources humaines, M. Ibara a affirmé que les experts vont identifier des stratégies d’incitation efficaces pour encourager l’installation durable du personnel de santé dans les zones rurales peu attractives. A cet effet, il a également rappelé les acquis techniques, tels que la mise en service de deux hôpitaux généraux, à Brazzaville et Pointe-Noire, et de 18 centres de santé intégrés dans les zones rurales.
Par ailleurs, les participants à ce conseil vont également réfléchir à réduire la double charge de morbidités à laquelle est confrontée le pays, notamment celle des maladies transmissibles, telles que le paludisme, la tuberculose et le Vih-sida. De même, ils examineront la montée préoccupante des maladies non transmissibles, comme l’hypertension artérielle, le diabète et le cancer, qui représentent désormais près de 45% des causes de mortalité, selon les données sanitaires les plus récentes.
Institué par le décret numéro 84-290 du 26 mai 1984, le Conseil national de santé est un cadre à la fois stratégique et participatif, constituant un espace de dialogues et de recommandations sur les grands enjeux de santé publique en République du Congo. Cette 2e session a notamment connu la participation du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), Dr Vincent Dossou Sodjinou. (ACI)




