Brazzaville, 19 Fév (ACI)– Les experts ministériels, les représentants de l’administration et de l’Agence congolaise des systèmes d’information (Acsi) examinent, du 18 au 20 février à Brazzaville, les recommandations issues du logiciel du Système intégré des faits d’état civil (Sifec), afin de digitaliser et sécuriser les données essentielles de chaque citoyen.
Développé par l’Acsi, le Sifec a pour objectif de transformer l’État civil congolais en un système numérique sécurisé et fiable pour garantir à chaque citoyen une identité juridique pérenne.
A en croire les concepteurs, l’intégration des modules Naissances, Mariages et Décès permettra de créer une chaîne de valeur ininterrompue, fiabilisant l’identité civile et, par extension, sécurisant les statistiques démographiques et les prévisions budgétaires.
Le conseiller administratif et juridique au ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Audrey Alban Jean-Baptiste Mapithy-Ma-Mapithy, a souligné l’importance stratégique du projet, soulignant qu’ « un État qui achète sa technologie loue son avenir ; un État qui développe sa technologie commande son destin ».
« Cela signifie la rationalisation des coûts par l’élimination des redondances et des fraudes, l’optimisation des ressources par l’allocation des budgets sur la base de données réelles et certifiées, ainsi que la conduite du changement par l’accompagnement des agents vers une culture du résultat et de la donnée », a-t-il expliqué.
Pour le directeur général de l’Acsi, M. Lord Marhyno Gandou, le Sifec « n’est pas un simple outil, mais une architecture holistique, qui se repose les trois piliers de l’existence juridique, à savoir la Naissance pour garantir à chaque enfant une identité, le Mariage pour sécuriser la cellule familiale, et le Décès pour assurer une gestion rigoureuse et digne des statistiques démographiques ».

De son côté, le conseiller à la sécurité du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, François Ndé, a rappelé que le Sifec constitue une réponse concrète aux défis persistants d’un système longtemps manuel et fragmenté, confronté à la lenteur dans le traitement des actes, aux risques de fraude et aux difficultés d’accès à des données fiables pour les politiques publiques.
« Le passage au numérique n’est plus une option, c’est un impératif. Nous ne validons pas les modules, nous posons les jalons d’une administration qui cesse de subir le temps », a-t-il insisté
Selon M. Ndé, l’étape actuelle consiste à vérifier que « les recommandations issues des échanges précédents sont opérationnelles, sécurisées et inclusives ». Il a affirmé que la transition du manuel au numérique est indispensable pour garantir à chaque citoyen une identité juridique pérenne et renforcer la fiabilité des données au service des politiques publiques.
Pendant trois jours, les experts suivront des présentations axées, entre autres, sur le « Système certificat de non-inscription d’information en mode client-serveur, réquisition, jugement et acte – Procédure exceptionnelle de naissance », le « Système formulaire type, réquisition d’information en mode client-serveur, jugement et acte de mariage » ainsi que le « Système d’information : déclaration de décès, réquisition et acte de décès ». (ACI)





