Brazzaville, 19 Fév (ACI) – Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a exprimé, le 17 février à Brazzaville, sa profonde émotion à la suite du décès du ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la sécurité sociale, M. Firmin Ayessa, survenu, en Turquie de suite d’une maladie.
« Sa disparition est une vraie bombe qui m’a profondément bouleversé », a-t-il déclaré, évoquant une perte à la fois personnelle, politique et pour l’État, qui perd « un grand cadre », à quelques semaines seulement de l’élection présidentielle, prévue les 12 et 15 mars prochains.
« C’est dommage que le camarade Ayessa nous quitte dans les circonstances actuelles, où toutes les forces sont mobilisées pour l’élection présidentielle. La campagne va se passer sans ce camarade d’une dimension exceptionnelle. Cette perte énorme ne manquera pas de peser », a-t-il admis, tout en assurant que le programme ne sera pas bouleversé.
Décrivant l’illustre disparu, M. Ngolo a également insisté sur sa loyauté envers le chef de l’État, M. Denis Sassou-N’Guesso. « Ce n’était pas seulement un stratège de bureau, mais aussi un harangueur, un brillant orateur capable de porter la voix du candidat, de mobiliser et de convaincre. Ce n’était pas le moment de le perdre », a-t-il regretté.
À cette occasion, le président du Sénat a rappelé les liens étroits qui les unissaient, évoquant une relation faite de confiance et de combats partagés. Parmi les souvenirs marquants, il a cité leur engagement commun lors du processus de changement de la Constitution, un moment qu’il qualifie de « mémorable » au regard de la gravité des enjeux.
Aux côtés d’autres responsables, notamment MM. Jean‑Jacques Bouya et Gilbert Ondongo, le ministre Ayessa formait, selon lui, ce que certains appelaient « les quatre états », un noyau de réflexion et de décision face aux situations difficiles. Ensemble, ils ont également préparé le cinquième congrès ordinaire et le sixième congrès extraordinaire du Parti congolais du travail (Pct), des étapes jugées déterminantes dans la vie de leur parti.
Pour M. Ngolo, M. Ayessa était « un homme de convictions », attaché aux principes et incapable d’aliéner ses idéaux. « C’était un homme de relations, un cadre qui excellait par la réflexion et la rigueur intellectuelle », a-t-il souligné. Le Pct, a-t-il reconnu, perd l’« un de ses grands combattants » et l’« un de ses grands dirigeants ».
Né le 02 novembre 1951 à Ondza dans le district de Makoua, département de la Cuvette, l’illustre disparu a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’administration publique dont celui de ministre d’Etat, directeur du cabinet du Président de la République de 2002 à 2017. (ACI)





