Brazzaville, 29 Nov (ACI) – Le représentant adjoint du Fonds des Nations pour l’enfance (Unicef) au Congo, M. James Mugaju, a invité, le 27 novembre à Brazzaville, le gouvernement à mettre en place un dispositif institutionnel devant favoriser le dialogue et le consensus national au tour des droits des enfants.
Cette invite a été lancée lors de l’atelier de lancement du dispositif de coordination inter sectorielle lié à l’application de la convention relative aux droits de l’enfant au Congo. M. Mugaju a précisé que cette rencontre est une réflexion sur la possibilité de concrétiser cette ambition.
Remerciant l’ensemble des partenaires qui ont favorisé la tenue de cet atelier, il a souligné que leur participation témoigne la volonté de placer l’enfant et ses droits au cœur du développement social et humain du Congo.
Bien que des progrès notables aient été réalisés, des opportunités subsistent pour renforcer la mise en œuvre effective des droits de l’enfant en surmontant progressivement les défis structurels, institutionnels et financiers.
«Le comité des droits de l’enfant lors de sa visite au Congo, en décembre 2024 a fait des constats et des recommandations pour soutenir la mise en œuvre de la convention relative aux droits de l’enfant au Congo. Ces recommandations comme des opportunités stratégiques ont le potentiel de consolider et d’accélérer la mise en œuvre de priorités nationales dans le cadre d’un processus consultatif impliquant des institutions, les enfants et les communautés », a indiqué le représentant adjoint de l’Unicef.
M. Mugaju a fait savoir que les secteurs sociaux tels que l’éducation la santé et la protection continuent de faire face à quelques contraintes budgétaires, ce qui freine la mise à l’échelle des services sociaux de base.
« C’est pour cette raison que comité des droits de l’enfant recommande d’instaurer un processus budgétaire intégrant le droit de l’enfant en rendant visible les crédits qui leurs sont consacrés, en définissant clairement les ressources allouées à l’enfance dans chaque secteur et organisme aussi bien au niveau national que local », a –t-il soutenu.
Le directeur général du partenariat au développement (Dgpad), M. Aimé Blaise Mitoumbi, a, quant à lui, rappelé que depuis lors le Congo est confronté à d’importants défis structurels, institutionnels et financiers pour la mise en œuvre des droits de l’enfant.
Au nombre des défis à relever, il y a la fragmentation de la coordination nationale et locale, les conflits de compétence inter ministériels, le retard dans l’exécution des budgets alloués aux secteurs sociaux, notamment ceux en lien avec le droit de l’enfant.
«Dans la quête du bien-être des enfants, le gouvernement est résolu à apporter des solutions adéquates et durables à la mise en œuvre des droits de l’enfant et à l’atténuation des vulnérabilités socio-économique qui touchent les enfants », a déclaré M. Mitoumbi.
Ces vulnérabilités en croissance permanente touchent près de la moitié de la population âgée de moins de 18 ans, a-t-il conclu. (ACI)

