Brazzaville, 20 Août (ACI) – La sélection congolaise de tennis de table a remporté deux médailles, dont une d’argent en équipe dames et une de bronze en équipe messieurs, lors des 24e championnats d’Afrique centrale de la discipline, disputés du 14 au 16 août à Kinshasa, en République démocratique du Congo (Rdc).
Selon le président de la Fédération congolaise de tennis de table (Fctt), M. Aimé Christian Wonga, cinq pays sur les neuf que compte la région ont pris part à cette compétition. Le Congo, qui a engagé des joueurs évoluant au niveau national, a terminé deuxième chez les dames et troisième chez les messieurs. En individuel, un pongiste congolais a atteint les quarts de finale.
« Nous avons ramené au pays une médaille d’argent chez les dames et une médaille de bronze chez les hommes », a indiqué M. Wonga, soulignant toutefois que le Congo a régressé par rapport à l’édition organisée à Brazzaville, où il avait remporté le titre de champion d’Afrique centrale en 2023.
Pour le président de la Fctt, cette baisse de performance s’explique notamment par l’absence de joueurs congolais évoluant à l’étranger. Il a relevé que les équipes ayant atteint les finales étaient essentiellement composées de joueurs issus de la diaspora, bénéficiant de meilleures conditions de préparation et d’un niveau de compétition plus élevé.
« Si nous avions eu les moyens de notre politique, notamment pour faire venir nos expatriés, je peux vous assurer que nous aurions récidivé avec de très bons résultats », a-t-il estimé, appelant davantage à l’accompagnement et au sponsoring en faveur du tennis de table.
Pour M. Wonga, la participation à ces championnats demeure toutefois une étape importante dans la construction de la relève. Elle permet aux athlètes de mesurer leur niveau face à leurs adversaires de la sous-région et d’identifier les insuffisances à corriger.
Poursuivant son propos, il a souligné que la Fctt entend néanmoins tirer profit de cette participation pour préparer les prochaines échéances, notamment les championnats d’Afrique prévus du 18 au 25 octobre à Tanger, au Maroc. Le Congo est qualifié en simple messieurs, simple dames et par équipes dames. La fédération envisage également de solliciter des invitations de type « Wild Card » afin de renforcer sa sélection, a-t-il fait savoir.
Dans cette perspective, des échanges sportifs sont prévus avec la République démocratique du Congo (Rdc). Des pongistes congolais devraient effectuer, en septembre, un séjour de deux semaines à Kinshasa pour s’entraîner avec leurs homologues, avant une venue de jeunes joueurs de la Rdc à Brazzaville pendant sept à dix jours, en prélude à la compétition de Tanger.
Au-delà des compétitions internationales, la Fctt mise sur la formation et la détection des jeunes talents. Elle prévoit, à partir de 2027, l’introduction du tennis de table dans les établissements scolaires et universitaires, avec l’objectif d’organiser un championnat interscolaire avant la fin de la même année pour les enfants à partir de 9 ans. La fédération entend également renforcer la formation des entraîneurs, considérée comme un levier essentiel pour améliorer durablement le niveau de la discipline au Congo.
Le président de la Fctt a rendu hommage à l’ancien président de la Fédération congolaise de tennis de table, M. Henri Djombo, pour sa contribution au développement de cette discipline au Congo. Il a salué les orientations reçues lors d’une rencontre avec celui-ci, estimant que son apport dans l’histoire du tennis de table congolais mérite d’être reconnu.

Du côté des athlètes, la médaille d’argent obtenue par l’équipe dames constitue une source de fierté, mais également un appel au soutien. Le pongiste Thomie Mossemba a salué la performance réalisée à Kinshasa tout en plaidant pour un accompagnement accru des pongistes congolais.
Chez les hommes, Régis Kiassi a exprimé sa déception après la troisième place obtenue par le Congo, estimant que le résultat ne reflète pas le potentiel de la sélection nationale. Il a notamment déploré le manque de compétitions et de préparation des joueurs locaux.
Le pongiste a également souligné l’écart de conditions entre les joueurs locaux et les professionnels évoluant à l’étranger. À titre personnel, il a indiqué que sa dernière compétition de haut niveau remontait à 2024, avant son retour à la compétition en 2026. (ACI)

