Pointe-Noire, 26 Mai (ACI) – Les Représentants de l’Organisation maritime internationale (Omi) à la 1ère Mission d’évaluation du niveau de mise en œuvre du Guichet unique maritime (Gumar) en République du Congo, tenue du 18 au 22 mai à Pointe-Noire, ont recommandé de renforcer la communication sur les performances du Port Autonome de Pointe-Noire (Papn) et des acteurs associés (terminal et terminaux) en termes d’accueil des navires.
Placée sous le patronage du ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, M. Josué Rodrigue Ngouonimba, les experts de l’Omi ont fait plusieurs recommandations, pour réussir l’implémentation de cet outil numérique devant faciliter le trafic maritime.
Dans une déclaration lue par M. Christian Jean Bernard Feuve, chef de la délégation, ils ont demandé à l’expert congolais en la matière, et suggéré aux parties prenantes de relancer les groupes de travail animés par l’autorité portuaire pour retrouver la maîtrise de la montée à bord des navires, le nombre de personnes autorisées par l’administration, la montée conjointe, la traçabilité des étapes, ainsi que la clarification et la formalisation de la procédure pour le démarrage des opérations de manutention.
Une fois maîtrisé, ce Gumar permettra, entre autres, de rendre attractive l’escale maritime du Papn, par la réduction des coûts et délais de passage portuaire, de lever les obstacles et les barrières physiques et non physiques à la promotion des échanges extérieurs ; de simplifier et d’harmoniser les documents et accélérer les procédures du commerce extérieur ; de réaliser des économies ; promouvoir et de sécuriser les recettes douanières.

Selon M. Christian Jean Bernard Feuve, l’intégration des manifestes de navires, notamment les conteneurs est l’unique partie déjà bien digitalisée, cependant le Gumar a encore du travail sur la digitalisation des procédures.
«Pour le Guichet unique maritime, pour l’accueil des navires et les transmissions d’informations, il reste un travail assez conséquent à effectuer de telle sorte qu’à l’arrivée des navires, la capitainerie dispose de toutes les informations voulues et de les partager avec l’ensemble des parties prenantes (Douanes, police…), a-t-il déclaré.
Ceci, « afin que l’arrivée des navires soit bien préparée et que le démarrage des opérations de manutention puisse se faire dans les meilleurs délais. Ce travail de digitalisation est à engager maintenant, c’est le rôle de la Marine marchande», a poursuivi M. Feuve.
Ces recommandations interviennent, après cinq jours de travaux et d’échanges entre les experts congolais du portuaire et maritime, notamment sur les enjeux de modernisation du secteur portuaire congolais, avec un accent particulier sur la transformation digitale du Papn en «Smart Port» et la facilitation du trafic maritime international (convention Fal).
Clôturant les travaux, le directeur de Cabinet du ministre en charge de la marine marchande, M. Julio Nganongo Ossere, a salué l’accompagnement technique des experts de l’Omi, tout en espérant garantir les modalités souples et rapides pour le coup et délais de passage portuaire, en vue de rendre attractif le Papn.
«J’exprime ma gratitude aux experts de l’Omi (…). Votre expertise permet de franchir avec sérénité ce cap vers une transition technologique moderne, fluide et performante. Les conclusions de vos travaux confirment la justesse de nos priorités, face aux dynamismes historiques de la place portuaire de Pointe-Noire matérialisée par le traitement record de 1 million 219 mille 164 conteneurs équivalent d’un pied. (…) ».
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention des Nations Unies du 9 avril 1965 relative à la facilitation du trafic maritime, rappelle-t-on. (ACI)

