Brazzaville, 15 Fév (ACI) – Des anciens détenus des prisons du « Polisario » ont récemment dénoncé à Rabat, au Maroc, les actes de torture, les exécutions sommaires et les mauvais traitements dont ils ont été victimes à Tindouf.
Au cours d’une rencontre que l’Union socialiste des forces populaires (Usfp) a organisée en collaboration avec la Coalition sahraouie pour la défense des victimes de la prison de Rachid, ces anciens prisonniers ont décrit des expériences accablantes de torture et de violations systématiques des droits humains. Ils ont souligné que ces abus faisaient partie d’un système organisé, infligeant des souffrances durables et des traumatismes à de nombreuses familles.
M. Ahmed Mohamed Lkher, emprisonné pendant 14 ans dont 10 en isolement, a détaillé des méthodes de torture cruelle, incluant des brûlures et des exécutions collectives. Il a partagé une scène tragique où un homme et une femme, séparés de force, ont été exécutés, sous les yeux de leur famille.
De son côté, M. Abdellah El Yamani, enlevé en 1980 entre Agadir et Tata, a témoigné de ses 24 années de détention à la prison de Rachid, évoquant la douleur d’avoir reçu une lettre annonçant la mort de ses parents, 16 ans après son emprisonnement.
Le premier secrétaire de l’Usfp, M. Driss Lachgar, a réaffirmé l’engagement de son parti à défendre les droits humains face à ces violations inacceptables.
A l’issue de la rencontre, une exposition photographique mettant en lumière les abus à Tindouf a été présentée, accompagnée de la projection du film “Oum Cheggag”, illustrant l’histoire du Maroc et ses liens indéfectibles avec ses Provinces du Sud. (ACI)





