BRAZZAVILLE, 28 DEC (ACI) – Environ 473 millions d’enfants, soit plus d’un sur six dans le monde, résident dans des zones des conflits ou ont été déplacés de force en raison de la violence, a annoncé, le 28 décembre à New York, aux États-Unis, le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef).
Cette information a été relayée dans un communiqué parvenu à l’Aci. D’après le communiqué, le nombre d’enfants vivant dans des zones de conflit a atteint un niveau sans précédent, avec un nombre record d’enfants dont les droits sont violés. Beaucoup d’entre eux sont tués ou blessés, privés de vaccins essentiels, souffrent de malnutrition et se retrouvent déscolarisés.
Les conflits entravent l’accès aux services essentiels tels que l’eau potable, la nourriture et les soins médicaux, représentant près de 80% des besoins humanitaires mondiaux. En 2024, le pourcentage d’enfants touchés a doublé par rapport aux années 1990, passant de 10% à près de 19%, précise la source.
La directrice générale de l’Unicef, Mme Catherine Russell, a déclaré qu’ « en termes de presque tous les indicateurs, 2024 est l’une des pires années de l’histoire de l’Unicef pour les enfants piégés dans des conflits, tant au niveau du nombre d’enfants affectés que de l’ampleur des conséquences sur leur vie ».
Les tendances actuelles révèlent des déplacements supplémentaires dus à l’intensification des conflits en Palestine, Haïti, au Liban, Myanmar et au Soudan. Bien que les enfants représentent 30% de la population mondiale, ils constituent environ 40% des réfugiées et 49% des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, a-t-elle souligné.
Elle a indiqué qu’un enfant vivant dans une zone de conflit est beaucoup plus susceptible d’être déscolarisé, de souffrir de malnutrition ou d’être contraint de fuir son domicile. (ACI/ Édouard Mangongo)

